Contre la didacture de l’écologie : Imprimons nos mails
Posté le : 12 juin 2009 | Addikted | 1 Commentaire »Si tu n’as pas envie de trier tes déchets, tu te réveilles avec ta bouteille de Perrier dans l’urètre et écris « PIG » avec ton sang sur le mur. On vit une véritable dictature de l’écologie. La pensée unique de l’écologie. Cela ressemble au lendemain du 11 septembre où un nord-américain n’avait pas le droit de refuser le patriotisme. Yann Arthus Bertrand marche comme le parrain d’une mafia, il joue sur notre culpabilité et nous oblige à filer la dote pour être tranquille, pour que l’on arrête de nous déranger avec ça. Allez c’est bon Yann, laisse nous. Retourne dans ta grande villa, on veut vire notre vie paisible et populaire, prends ton argent, partage ça avec Luc et machin.
Pourtant, je reste persuadé qu’un particulier n’a aucune influence sur le réchauffement climatique et la planète poubelle créée. Les particuliers ont toujours pollué localement, se sont toujours auto-détruits et ont toujours trouvé des solutions pour s’adapter : Dans le Paris d’avant le baron Haussmann, l’eau sale était jetée par les fenêtres et on y crachait ses poumons aisément. La couche d’ozone était tranquille, elle, et la Seine, garantie sans pesticide, on n’avait pas envie de s’y baigner. Ce vieux Paris me fait moins rêver que l’actuel.
Ce qui va sauver l’écologie, ce n’est pas la volonté d’hommes qui aiment se faire chatouiller le sexe en centre aéré. Ce qui va sauver l’écologie c’est la mort de l’industrialisation. Tout le monde est impuissant face aux crédits que l’industrie s’offre pour polluer tranquillement. Dans l’usine d’encre, ils gagnaient de l’argent en recyclant les cuves d’encres d’imprimerie en cuves d’huile de colza. Pour le recyclage, les cuves partaient en Inde, puis revenaient, propres, en France et étaient finalement renvoyées à travers le monde pour enfin recevoir l’huile de colza, elle même redistribuée. C’est le nouveau business du leader mondial d’encre d’imprimerie : Le recyclage. Ils font plus d’argent là dessus qu’avec l’ensemble de leur production : Un recyclage industrialisé, plus polluant et bien moins coûteux que la conservation de cuves dans un hangar.
Cela fait longtemps que l’écologie est un business très lucratif et je ne pige pas comment l’électorat français s’est fait pigeonner par des forçats du siège européen. Hollywood fait recette sur la peur des catastrophes naturels depuis dix ans (précurseur !), TF1 programme un access prime time entre deux pubs Bonux, « C’est ma terre », où chacun réduit sa consommation en CO2 en remplaçant les tracteurs par des ânes. Perso, j’ai arrêté d’expirer pour réduire ma conso. Tout le monde arrive à gagner sa vie avec l’écologie, le droit à polluer est devenu un capital plus sûr que la Bourse. La seule solution écologique est donc de détruire l’industrie et de vivre dans un open space auto suffisant énergiquement, socialement et intellectuellement.
Fermons Continental, ouvrons des buildings de lierre grimpant et sirotons ce thé à l’hibiscus importé sur dos de chameau, l’air dans la vallée de l’Oise se désépaissit déjà.
Ouvrons des lieux où des branleurs s’échangent des vidéos de petits cochons à travers des mails qui se concluent par un « N’imprimez ce mail qu’en cas de nécessité » et son petit arbre vert posé sur le côté. Vous savez ce qu’il faut faire de ces mails ? Les imprimer et les renvoyer à l’expéditeur. Par la Poste. Avec la litière du chat.


Excellent article..ma culpabilité me pousse a échanger, dans les prochains jours, ma 207 contre un dromadaire. Beaucoup plus écologique. Mais qui crache plus. On ne peut pas tout avoir.
Plus sérieusement, toutes les émissions ou articles qui ont pour thème: « notre planète est en danger » ont une seule morale, qui est la même à chaque fois: « tu es coupable, alors arrête de prendre des douches, de laver ta voiture, de conduire ta voiture, de respirer, et vote écolo. »