« La Hague »
Posté le : 14 mai 2009 | Addikted | 0 Commentaire »J’ai pleuré hier soir. Des petits cailloux coulaient sur la joue. Elle a tiré sur La Hague. Ma Hague planquée dans le coeur, là où je fous tous mes déchets. Ils sont tous sortis d’un coup, les déchets sentimentaux. Je n’arrive plus à écrire. Comme un petit garçon qui n’arrive pas à dormir. Je fais exprès. Pour qu’on s’occupe de moi, qu’on me plaigne, que l’on me prenne dans les bras. On a fait l’amour après, c’était calme. J’attends que ma Nizo 801 arrive par la Poste, mais le mec sur eBay ne me répond pas.
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À Orsay, les mecs de la sécu se prennent pour des boss, ils dirigent les affaires. Ils ont oublié qu’ils n’étaient pas sur le Quai, juste au Musée. Odeur de vinasse dans mon nez « faites attention avec votre crayon ». On est à l’étage des impressionnistes, c’est blindé de monde, de gamins perdus qui pleurent : Accrochés à une poussette, des ados qui se tiennent la main en suivant le prof. J’essaye de ne pas respirer par le nez pour éviter de me faire un fix d’hormone adolescente féminine en chaleur, se léchant la cramouille. Elle se demande si c’est gay ou si c’est l’amitié. La blonde à gauche tient l’appareil numérique, elles font une grimace, en se congratulant avec un accent américain. Les petites vieilles te marchent sur le pied et te demandent des excuses, alors tu réponds en italien : Ferme ta gueule. Et les mecs de la sécu n’ont absolument rien d’autre à foutre que nous faire chier. Mon crayon est un danger pour eux, ils nous ont pris de haut. On leur dit « on est autorisé à dessiner avec stylos/crayons, en bas ils nous ont dit ok ». « Oui mais vous savez en bas, il y a aussi un panneau imprimé avec le règlement, ça s’appelle comme ça, hein Michel ? Héhéhé. Et dans ce règlement il est stipulé que les stylos, etc… sont interdits ». Je ne vais pas éventrer un Van Gogh avec mon bic, connard, je préfère encore te cracher à la gueule. C’est une réponse que j’ai imaginé. Mais j’ai préféré « Bonne Journée ».
Orsay est amusant, à l’image des peintres exposés, on a envie de s’amuser. Un terrain d’enfant tenu par un personnel sans humour. Master d’Histoire de l’art, aigrie car devenue conservatrice, elle a cru que j’allais sauter sur le sol en plexy, au fond, au rez de chaussée, espèce de maquette à la Google Map du quartier de l’Opéra. « Vous ne croyez quand même pas que j’allais sauter sur le machin ? C’était une blague, madame, une sottise… ». Je l’ai appelé Madame en laissant ma fossette s’exprimer, la fossette qui ricane. Sa moue m’a persuadé qu’il fallait me calmer. Mais pas trop. Juste après, très vite, on est rentré. J’ai retrouvé mon RER C. Que j’ai encore resquillé : Pour moi, l’origine du monde.


et vous