Posté le : 23 mars 2009 | Addikted | 2 Commentaires »
Il y a un truc que j’ai appris à la fac. Au lycée même. Je crois que je le savais déjà à l’école primaire. Ne fais pas d’enfants à une femme russe. Ou tu te retrouves avec la pédale de ton vélo sur la gueule à essayer de plaider ta cause dans les médias, à faire croire que ton « Alerte Enlèvement » était légitime. Mec, t’as fait un putain d’enfant à une putain de russe, personne ne viendra t’aider. Tu as essayé de le voler cet enfant en plus. Mec, la Russie, tu connais pas ? Les connexions, le froid, la taïga, senegalo-ruskov, tous ces machins, putain. T’as jamais fait une soirée Erasmus avant d’être au CNRS ? Même des yeux, quand tu touches une russe, tu sens déjà la pression. Tu te dis que tu vas arrêter de faire la cuisine au gaz. Si tu pouvais. Tu te dis que ça sert à rien, tu ne vas pas chercher à comprendre. Il n’y a pas énormément de femmes qu’il faut éviter, les marocaines et les russes. Si tu veux pas te retrouver la tête dans les conteneurs du tri sélectif en bas du quartier, t’évites les marocaines et les russes. Le reste ça va.
Pouchkine, par exemple. Quand tu connais l’histoire, tu comprends pourquoi les russes ont une raison de nous en vouloir. Un auteur de fou, Pouchkine. Il a croisé un soldat français à la con, un soldat qui n’avait rien de poète. Un officier napoléonien qui se faisait appeler le baron. Ce mec a essayé de baiser la femme de Pouchkine, Natalia Gontcharova, il lui a ramassé son mouchoir, ces machins dans des soirées mondaines. Pouchkine il s’est énervé une première fois, poète à fleur de peau. Il était en train de révolutionner la littérature russe, tu penses qu’il avait autre chose à foutre que de discuter avec ce putain de baron voulant baiser sa femme frivole. Il l’a provoqué en duel. Alors, pour calmer le jeu, le baron a déclaré qu’il n’aimait pas Natalia mais… Ekaterina, la soeur de celle-ci. Ça n’a pas duré, il a recommencé à séduire la douce, t’imagines le bordel qu’il a foutu ce baron, il a cru qu’il allait se la couler douce, se promener en vélo tranquille comme si c’était légal de prendre des trucs aux gens, surtout aux russes. Ils se sont balancés des putains de lettres injurieuses et un duel a été décidé. C’est le baron qui tira le premier, il toucha le ventre de Pouchkine qui répondit d’une balle sans gravité. Ça s’est passé le 8 février 1837. Pouchkine est mort trois jours plus tard, comme une merde, vidé de son sang dans un canapé. Putain le Français avec sa moustache, il a fait le beau, il a fait le fier, il avait tout perdu aussi, il a voué fidélité à Ekaterina et ils se sont vite cassés de Russie, gracié in extrémis par le Tsar. Ils ont terminé en Alsace, elle est morte en couche. Ce que je retiens de ça, c’est que cette putain de fierté française, faut l’oublier. T’as fait un enfant à une russe, t’as essayé de lui piquer, tu te retrouves avec l’œil tuméfié, ne cherche pas à comprendre. Il fallait lire Pouchkine pour comprendre – et d’autres noms que je ne peux citer d’une traite pour avoir l’honnêteté de les copier/coller. T’as choisi d’être ingénieur, d’éviter les poètes, tu prends les coups car tu n’as pas eu le temps d’apprendre une leçon universelle : Ne fais pas d’enfants à une femme russe.
Posté le : 18 mars 2009 | Addikted | 0 Commentaire »
Nathan Fake – Fentiger
Assis sur une branche, on se gazouille nos vies.
Posté le : 18 mars 2009 | Addikted, Pastiches | 0 Commentaire »
Celui là, je dis pas qui c’est.
On perd son pucelage quand on fait jouir et qu’on jouit avec la personne. Pas besoin de reconstruire ton hymen. Tant que tu n’as pas joui, tant que tu n’as pas réussi à te faire jouir ou à que l’on te fasse jouir, tu es vierge. Ou puceau. C’est ce que je suis en train de comprendre. Tu es au dessus de moi et une branche me fait mal, elle me rentre dans le dos. Je ne le dis pas. La douleur me concentre et m’empêche d’éjaculer trop tôt. Tu m’embrasses le cou mais tu t’en fous. J’ai une main posée sur ta petite poitrine en construction. Ton désir est dessiné sur toute la surface de ton corps mais ce dessin n’est pas de moi. Juste tes hormones précoces et adolescentes qui suintent qui coulent jusqu’à la commissure de mes lèvres : Tu me baves sur le visage maintenant. J’aime ça. Je retire ton pull. Tu portes une brassière, c’est marrant. Tu la retires vite et tes tétons me dévisagent. Je les pince. Ne me jugez pas, ne me jugez pas, j’essaye de leur dire. Je les pince plus fort. Arrête, t’es con, tu susurres avec un petit cri. Alors je continue. Depuis tout à l’heure tu n’as pas arrêté de m’embrasser. C’est donc ça une femme qui fait l’amour ? Non, tu es encore petite, tu n’es pas une femme. Je déboutonne ton jean, je suis toujours habillé. Tes mains ne m’ont pas encore touché. Tu es maintenant en culotte et tes cuisses chaudes ont du mal à m’entourer. Comme tu n’es toujours pas décidée, je me déshabille seul et bascule sur toi. Petite pute égoïste. Pardon ? Petite pute égoïste. Hihi. Mon sexe est sur le point d’exploser dans mon boxer, mais tes mains peu habiles ne s’en soucient guère : Elles grattent le sable. Attends, il y a une branche qui me fait mal. Tu te plies en deux et la jette au loin. J’en profite pour tirer ta culotte jusqu’à la pliure des genoux. Ta petite toison se dévoile du mieux qu’elle peut. Je souris. Mon sexe est tellement gorgé de sang, j’en ai le tournis, je le laisse sortir de mon boxer. Tu n’as pas un regard pour moi, je te lèche le corps une dernière fois, pour te dire que j’arrive.
(Ce n’est pas Houellebecq, hein, cons).
Posté le : 18 mars 2009 | Addikted, Pastiches | 0 Commentaire »
Merde, je n’arrive pas à dormir. Pastiche de Guillaume Dustan. Pendant un temps, je voulais écrire un blog « Guillaume Dustan 2009″ mais quelqu’un l’a déjà fait avec François Mitterrand.
Il était bien dans moi, il s’éclatait, putain, il me défonçait, me faisait bien les seins. Je le sentais, l’enculé, il pouvait jouir des veines putain, je les voyais sur ses bras quand je tournais la tête : Ses veines, elles allaient éjaculer. Je lui ai dis d’y aller de tout lâcher. Éjacules putain. Il s’est arrêté. Éjacules putain tu fous quoi, il m’a aplati contre le mur, putain je peux pas il a fait, il appuyait fort sur mon crâne. Putain, je peux plus éjaculer il a fait. Fais moi l’amour si tu veux il a fait. Moi je bandais pas, j’étais sous X, putain, je bandais pas, impossible, je pouvais pas, sous X, putain j’ai gobé comme une petite pute, impossible de bander. Il m’a retourné et s’est posé sur mon torse, un petit bébé. C’est pas grave j’ai fait. C’est fini l’éjaculation il a fait. Allez dis pas de conneries c’est pas grave, on sort, on va se kiffer sur Morillo on va danser comme des tantouzes c’est pas grave allez, range ta bite, je men fous. Il a pleuré putain. C’est l’assoc qui te met dans cet état ? j’ai fait. Non nonnon putain on n’éjaculera plus, c’est fini, ils nous empêchent de jouir. Là je me suis énervé, putain ouais j’ai fait, c’est ton assoc de merde t’es content ? Les hétéro ils baisent putain, ils baisent sans capote, ils s’en foutent, ils baisent, nous on est devenu des frileuses, on est des meufs je te dis, on fait du chichi, putain, les hétéros ils éjaculent comme ils veulent alors que nous on est niqué. Séropo ? Séroneg ? On s’en fout putain, on veut baiser. Je te jure, avec ton assoc, t’as réussi à faire le contraire de ce que tu voulais, putain t’as créé une maladie de pd, c’est tout ce que t’as réussi à faire, tout le contraire de ce que tu dis tu l’as créé : Une maladie de pd qui veulent être des hétéros de bourgeois de con, allez vlà que j’te prône la fidélité, la capote, et tu vas adopter un bébé putain après ? Y a pas de maladie putain, ya rien, juste on baise on baise pas, tu pénètres, t’es pénétré. Allez viens j’ai fait, ma jambe dansait toute seule, viens putain ya Morillo, c’est Paris-Ibiza là mec, on va prendre le podium on va montrer aux gamins comment on jouit, tu vas éjaculer putain, tu vas m’foutre enceinte je te le dis. Je veux dormir, il a fait. Je suis sorti des chiottes.
Posté le : 18 mars 2009 | Addikted, Pastiches | 0 Commentaire »
Un peu serré dans son perfecto, il m’a à peine regardé.
- Mais t’as quel âge toi, en fait ?
- Vingt-cinq ans, j’ai menti.
Il a tiré sur sa clope, il s’est presque étouffé, une adolescence qui ne veut pas se finir, c’est ça qui l’étouffe : Il en a marre d’avoir dix-sept ans.
- Mais t’es là pourquoi ? Te faire chier avec notre bande de gamins ?
- Non, je suis journaliste, j’écris un article sur vous, sur votre groupe, sur toi.
Il a écrasé le mégot sur sa semelle, un geste un peu robotique. Il s’est écarté du comptoir, sans oublier de jeter un dernier œil vers ma robe, il a fait quelques pas : direction backstage. Il a marqué un arrêt.
- C’est pour les inrocks au moins ?
J’ai hoché la tête. Minuit a sonné. Tous les bars sont maintenant non-fumeurs.
Voilà c’était un extrait du roman de Violaine Schütz. Non j’ai lu sur Facebook qu’elle écrivait et, trop impatient, je me suis empressé de le faire à sa place. Je voulais vous filer le passage où le rocker teenager ne répond plus aux sms (page 94) – Alors j’ai marché sur les quais, des ampoules au pied, j’ai jeté mes bottes dans la Seine, je peux le dire maintenant : J’avais de la peine, mais la rencontre (page 35) me paraissait mieux. Un moment littéraire fort.
Minuit a sonné. Mais ou ?