« Shirel Manson »
Posté le : 4 janvier 2009 | Addikted | 6 Commentaires »Je connais dans mon entourage quelques filles. Des putes. Elles sont comme les plantes. Vivaces. Elles ne restent jamais longtemps.
J’ai envie de m’enfermer quelques semaines avec une femme, n’importe laquelle, se pisser dessus et se raconter ce que ça fait. L’écrire, le filmer. Le chanter si elle veut, mais pense à ta guitare sèche mon cœur. Du gonzo. Je n’ai couché qu’avec des filles où fallait faire des chichis pour après être obligé de lui suçoter le clitoris. Pour, enfin, avoir l’autorisation de bander officiellement pour elle. Et, pour encore un peu plus tard, être autorisé à prendre du plaisir avec elle. Ce qui devenait difficile : Personne n’a jamais réussi à garder son érection six mois d’affilé.
Je l’imagine bien ma femme, faire l’équilibriste sur la baignoire. Là, elle essaye de me pisser dessus. Elle rigole et j’attends de voir. Ou sinon on se fourrera des doigts dans les fesses. Elle fouillera et je dirai pourquoi pas. Teste. Nos corps en bêta test. Je n’ai jamais eu la chance de découvrir une femme. Coucher avec certaines, ouais. Chuchoter des trucs à l’oreille, c’est cool. Qu’elle me parle de sa petite sœur, j’ai noté. Des petites sœurs j’en garde toute l’année au centre aéré, je sais ce que ça fait, comment les occuper : Avec des histoires improvisées. Mais je n’ai jamais passé le cap où on se met d’accord : Bon ok là on se pisse dessus et on jouit sur, avec ou sans l’autre. Et sans lui demander si ça lui plait. Juste on jouit et on se le montre. Non sérieux, je n’ai couché qu’avec des filles qui ne savaient pas se faire jouir et qui me reprochaient implicitement de ne pas savoir pour elle.
Non mais je ne veux pas en discuter. Elles veulent en parler, ah ça, putain, elle veulent en parler. Mais je ne veux pas en discuter. Je sais comment je jouis moi. Et je te montre comment je jouis. Et t’as le droit de tester d’autres trucs sur moi pour voir si avec ça, je jouis aussi. On ne va pas en discuter, so. On va juste se toucher. Bref. Je fais des rêves sympa en ce moment, où des brunes aux yeux verts me font remarquer que je suis sorti avec toutes les confessions. Outre les juives. C’est l’invasion d’Israël chez mes copines arabes qui réveille mon subconscient. Des juives, j’en connais certaines, mais elles ne rient pas à mes blagues. Mes parents sont allés en Israël avant l’Intifada dans les années 70 et mon père raconte ça. En sortant de l’aéroport, il y avait d’énormes pubs, et la première que je vois c’est une pub pour les fours. Les fours Siemens. Tu connais mon mauvais esprit.
J’ai grandi en écoutant cette histoire et c’est peut-être pour ça que j’ai plus trainé avec mes copines maghrébines. L’anecdote a du succès au quartier. L’antisémitisme est super présent au quartier en ce moment. Toujours plus puissant que le consumérisme. Devant la télé, je finis le plat de pâte-kefta et je vois les troupes Israëliennes en live sur CNN avec les caméras infrarouges. Les mêmes que pour les sextape de star, je fais remarquer à Mahmoud discrétement, il digère, allongé sur ma cuisse. Je le sens acquiescer. Sa mère enchaine sur une diatribe parano sur les juifs et elle renverse un yaourt. Puta, elle dit en portugais. L’espace d’un instant, je me demande où je suis. Après elle ajoute, déroulant du sopalin : Le jour où on arrivera à les faire culpabiliser comme ils nous font culpabiliser avec les Nazis, peut-être il y aura la paix. Je crie : Un point godwin !
Et ils m’ont tous regardé.


Grâce à toi et à wikipedia, je sais désormais ce qu’est un point Godwin. Et un thought-terminating cliché. Et assumant ma geekitude, je déclare haut et fort que je trouve ça génial.
Je ne sais pas si tu as lu l’article en entier, mais je suis content de voir que certains lisent au moins la fin !
Fini de me taire : grâce à toi je suis le plus heureux des hommes. Et je lis en entier, je lis même les commentaires, même les lignes après les commentaires pour voir s’il n’y a rien de caché, je lis et je souris rien qu’à l’idée d’utiliser ces phrases en pseudos Facebook… Mais ça se fait pas, c’est les tiennes ! En attendant, tu m’as donné envie d’écrire des nouvelles, mieux rédigées que des commentaires mais je ferais de mon mieux pour inclure autant d’imagination que toi. Je peux le faire, c’est juste que pas dans les coms quoi.
Et pour te rendre hommage, je le ferais en sortant avec une muslim pendant le Ramadan, moment où j’ai découvert ces textes (depuis je rêve de toucher le nez d’une musulmane).
PS : essaye l’uro, mais pas avec une musulmane (pour l’acidité du truc, parole de fidèle dévoué)
Je suis super content de te rendre heureux.
Perso je trouve ça cool d’utiliser mes phrases en pseudo Facebook. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi je ne le fais pas moi même.
Ecris, j’ai envie de lire aussi.
Ok pour l’uro !
Oh, je fonds, un message de mon idole !
On dit quoi dans ces cas là ? « Continue à écrire », « Surtout t’arrêtes pas », ou bien « File moi des idées j’ai une vie trop banale pour écrire sur autre chose que des gens qui s’ennuient, et ça a déjà été fait » :)
PS : j’utilise déjà tes citations, mais fallait que je fasse bon impression. Et je pourrais difficilement m’en passer, tant elles m’amènent de commentaires tendances « best-friend-love et un peu gay » ! Merci donc à toi, pour tout. Surtout n’arrêtes jamais :)
« Non sérieux, je n’ai couché qu’avec des filles qui ne savaient pas se faire jouir et qui me reprochaient implicitement de ne pas savoir pour elle. »
C’est une belle phrase, un peu triste, mais belle.