« Ce que je ne dis pas, n’existe pas »

Posté le : 18 décembre 2008 | Addikted | 12 Commentaires »

On est un vrai couple dans le sens où il y a cette routine déjà. Les gens heureux appellent ça de la complicité.
Mais elle est tellement drôle, je la fais passer pour une nunuche ici histoire d’équilibrer le continuum, mais je vous jure que pour son humour et sa répartie, je lui mangerai les fesses. J’enfoncerai ma langue dans son anus.

Je discute beaucoup avec Louise en ce moment. Louise c’est une fille qui met le doigt. Elle n’hésite pas, rarement elle fouille ma prostate mais ses doigts sont toujours bien placés, faut le dire. Parfois on dit des trucs intelligents quand on parle. En fait je crois que je suis un écrivain de la rencontre, je ne peux rien produire seul avec moi même, c’est tout de suite un peu hautain ou pornographique. Très vite pornographique. Je suis un écrivian de la confrontation, j’essaye de faire dire des bonnes phrases aux gens pour les recopier dans un Moleskine en vrac. J’ai un esprit un peu déraillé, je suis un peu habité aussi. J’ai des démons dans le coeur, je pense à Ben au début de C’est Arrivé Près de Chez Vous, ce qu’il dit sur les femmes avec la porte où l’on fout des graines. Il est complètement habité quand il parle, je crois que je suis un peu comme ça. Je dis des trucs qui me dépassent complètement avec l’assurance de croire que je suis un type ultra intéressant.

Donc Louise, c’est marrant, elle est bien plus pertinente que la fille que je séduis un peu en ce moment. Mais elle ne couche qu’avec des gars de la mafia ou je sais pas trop. Quand on parle de l’ultra gauche en France, je pense à elle, c’est le genre de plan dans lequel elle pourrait se retrouver juste parce qu’elle a dessiné un A d’anarchiste sur son agenda l’Etudiant. Elle a fait ça quand elle avait seize ans, mais elle assume complétement.

Louise: négocier des formalité, tu as deux semaines
Louise: après si y a pas de couple y en aura jms

Donc avec Louise, on est d’accord. Faut se pécho. Ma deadline, c’est vendredi. Ensuite je bosse avec les gamins dans le quartier, six jours à 600€ et le nouvel an tout ça, on n’aura pas le temps de se toucher les parties, à moins qu’elle veuille le passer avec moi, la choupette, mais je vais refuser, mon dernier nouvel an s’est mal terminé, je crois me souvenir. C’est dans les archives du blog. Moi, tout ça, aujourd’hui, je le nie. Louise, après, elle me parle de zonzon, de fric par terre qu’elle ramasse et qu’elle rend, elle se retrouve dans des situations impossibles où tous les mecs de sa vie d’en ce moment se retrouvent au même endroit et la poursuivent plus ou moins en voiture. C’est marrant. Après on a discuté de la MRAP, et des gens qui créent des associations pour défendre le racisme dont ils sont victimes, et non le racisme en général. Il y a autant de victimes du racisme que d’associations pour les défendre, c’est pour cela qu’il y a toujours autant de racisme, on a ajouté, on devait être un peu bourré quand on a dit tout ça, je venais d’avaler ma bouteille de Neo-codion. Enfin le problème à la base de ces assoc, ce n’est pas le racisme, mais l’égo.

En fait si je parle à Louise, c’est juste parce qu’elle est née à Metz comme moi. Et c’est important de se serrer les coudes entre gens nés à Metz, on n’a pas tous cette chance. Francis Heaulmes peut témoigner. Les gens nés à Metz ont tous un problème, dans le cerveau ou machin. On est déréglé. Surtout ma génération, avec le nuage de Tchernobyl, ces conneries, putain je suis né deux mois avant cette merde, j’étais pas protégé moi. On ne m’a pas protégé moi. Comme ma région avec les mines, comme une pute durant les années SIDA. Ouf je n’ai rien contracté, à part ma connerie.

Il est 22h40, il fait froid à faire crever des clodos, et je sais pas, j’ai envie de marcher, écouter de la musique à fond. Parce que j’ai rien fait de la journée. Quelques SMS pour faire des bisous. Elle m’a dit que j’étais un menteur quand j’ai dis que je voulais la voir pour la câliner. J’ai dis : Non, ce que je dis n’est jamais un mensonge. Et ce que je ne dis pas n’existe pas.

Ce que je ne dis pas : Ce blog, mon vice avec le sperm sur les femmes, mon addiction aux chips goûts vinaigres, mon addiction aux larmes des femmes. Que je les lèche parfois un peu, comme des chips goûts vinaigres. Tout ça, n’existe pas.


« Casablanca »

Posté le : 17 décembre 2008 | Addikted | 2 Commentaires »

Il y a un moment où il va falloir se pécho. Comme il faut. Comme des ados. Ma langue dans le fond de sa gorge putain. Ma putain de langue qui humecte chaque partie de son corps. Non parce que ses tirades sur : en fait, j’ai jamais ressenti ça avant. Je suis censé répondre quoi moi ? Je suis censé attraper sa putain de nuque et coller ses lèvres contre les miennes. Le bisous à la Casablanca.

On se voit enfin Vendredi. Putain. C’est le truc que je négocie depuis une semaine en faite. La voir, se toucher. Se pécho. Elle a demandé innocemment : Et sinon tu fais quoi vendredi aprem ? J’ai répondu : Rien. J’ai attendu cinq secondes. Vendredi aprem je suis avec toi, j’ai enfin ajouté. L’évidence même. Ok, on fait quoi ? Une expo, non ? J’ai des pulls à acheter sinon. Expo et shopping alors ? Oui si tu veux, mais c’est pas du tout ce que je proposais ! Lol.

Je parle sur msn comme dans un théatre. Le bisous à la Casablanca, à 6h10 du mat’. Scène Finale.

2008: en faite ja v jamai ressenti sa
Marc: j’allais dire un truc « dérision »
2008: bah va sy
Marc: jamais ressenti ca ? sfaire draguer par la chien galeu qui lache rien de ton école, jamais ?
Marc: mais bon
2008: t bete kan tu ti met
2008: lol
Marc: lol
2008: c maran ke ta rive pa a etre serieu ds se genre de sujet on diré moi
Marc: lol
Marc: c marrant, mais c un pblem
Marc: aussi
Marc: jaimerai etre sérieux, putain, jdonnerai tout à dieu pr l’etre
Marc: mais splus fort
Marc: il faut que je gère ça
2008: pren sur toi fé kom moi et surpasse tt sa
Marc: jsuis pas un copieur ;(
2008: alor fai de la derision
2008: :)
Marc: mais ça va te lasser :)
Marc: et ça va me lasser ptetre aussi avant
2008: jpense
Marc: moi aussi choup
Marc: jsuis dans une situation bizarre
Marc: car je sais pas c quelle émotion qui parle
2008: c a dir
Marc: jme connais à me laisser emporter super vite par ma sensibilité etc
Marc: et jsé pas bien juger ce que jfais parfois
Marc: si jfais bien, si jfais mal
2008: et la derision te protege c sa
2008: ??
Marc: bah vi
Marc: comme ça jprends un certains recul
Marc: mais c une façade
2008: et san ta derision tu pense koi?
Marc: que j’ai envie dtembrasser maintenant

Silence.

Marc: là tu parles pu
2008: non jsui écarlate
Marc: lool
2008: c pa drol
2008: jmi attendé pa en faite
Marc: ah jcroyais
Marc: avec t questions là
2008: lol
Marc: javais plus trop de réponse à force
Marc: jcherchais dautre synonyme à « peur »
Marc: jen trouvai pu
2008: tu justifi pa
2008: te
2008: pas tu
Marc: ok moi pas
Marc: justifier me
2008: lol

Sourire niais. Il quitte la scène.


« Le second (2) »

Posté le : 16 décembre 2008 | Addikted | 0 Commentaire »

en faite t la deuxieme personne ac ki jressen sa

Quand elle a dit ça, j’ai pensé à mon blog. Le second.

mai par contre jme sen plu proche de toi ke jlété de lotre personne

Quand elle a dit ça, j’ai commencé à faire des gros fuck à tous ses exs, mon pull au dessus de la tête comme quand on marque ce but important qui fait remonter son équipe en Ligue 1, alors que l’entraineur ne voulait pas spécialement nous faire jouer à la base.

Alors j’ai dit : jai envie dte serrer fort ds mes bras et dmendormir apaisé

Et d’ici, je vous le dis, je l’ai vu son putain de sourire. Elle a trop eu de mal à le dissimuler ce sourire de princesse Disney.


« Jouir sur ses seins »

Posté le : 15 décembre 2008 | Addikted | 0 Commentaire »

Les filles que j’embrassais en primaire, sont toutes caissières à Intermarché, triment dans le quartier.
Les filles que j’embrassais au collège, sont toutes caissières à Carrefour, meurent dans la ZAC.
Les filles que j’embrassais au lycée, sont toutes en train de finir HEC, s’enterrent dans un stage à l’étranger.

Mes relations avec les filles : Une sinistre affaire commerciale.

Les filles que j’embrassais à la FAC, sont toutes au chômage.

Les filles que j’ai embrassé : Expriment l’échec d’un système scolaire.

Masturbé, je n’arrive pas à m’endormir. Je lis Zemmour interviewé par l’Action Française via un tweet de Thibaut Thomas. Ma culture générale est un « via » général. C’est pour cela qu’il serait impossible pour moi de vivre à une autre époque, sans technologie. Je hais les nostalgiques. J’ai du mal à le dire, mais j’admire Zemmour, malgré mon désaccord sur l’introspection. Tous les gens qui réussissent à faire fermer la gueule de Francis Huster ont une place dans mon coeur.

C’est cool d’apprendre à se connaitre. J’ai été mauvaise langue. Les textos à trois heures du matin pour se dire bonne nuit, j’espérais que ce soit après se connaitre. Comme ça je crache moins de larmes quand ils ne s’envoient plus, ces sms. Je n’aime pas m’attacher sans avoir la certitude que j’ai l’exclusivité. Je veux être exclusif à elle. Elle m’a demandé « Pourquoi moi ? » Elle ne comprend pas pourquoi je discute avec elle, comme si j’étais le quaterback du lycée et elle l’hippie de la cours des miracles. C’est marrant car avec mon attitude de nerds et ses yeux de cheerleader, je me posais la même question : Pourquoi moi ?

Je vais vous donner le secret. Être avec une femme, c’est juste être sérieux 5 minutes quand elle dit qu’elle va se coucher. Le reste, autour, c’est prendre sur soi et faire oui de la tête. J’ai l’attitude de mon père, 65 ans, et le corps d’un jeune homme, 22 ans. D’ailleurs, elle m’appelle Papi pour me taquiner sur mon côté radin et ma fausse sagesse qui ne cache que des désirs lubriques : Jouir sur ses seins.


« Dawson’s Creek »

Posté le : 14 décembre 2008 | Addikted | 0 Commentaire »

Ouais donc on discute. Je fais le mec concerné mais, en fait, je joue à la PSP. Apprendre à se connaître c’est un drôle de concept. C’est celui qu’on utilise pour gagner du temps pour ne pas blesser l’autre. Je l’ai toujours utilisé comme cela, perso. Alors j’attends le moment où elle va se sortir le doigt des fesses pour m’avouer, que oui, elle ne veut pas me perdre, que non il ne se passera rien d’autre que ce qu’il se passe en ce moment. Pour oui ou pour non, c’est la négative.

Je ne serais jamais un homme politique, car je n’ai pas envie de prendre le temps de convaincre les indécis. Je lui ai dit tout ça, ce n’est pas de l’aigreur du mec qui ne sait pas gérer, l’éternel enfant avec les femmes. Elle ne veut pas paraitre pute, vis à vis de l’autre là qu’elle vient de quitter. C’est à quel date dans le mode d’emploi qu’on arrête de paraitre pute ? Je ne comprends pas les règles de politesse, des règles d’hypocrisie. Au moins, tiens, j’apprends à la connaitre, je vois que c’est une fille clean, qu’elle ne me trompera pas, qu’elle me quittera… et attendra une semaine.

sa va mettre un pti momen avan kon soi ensemble elle a dit. J’ai adoré. Dans cette phrase il y a deux évidences, « le temps » et le fait qu’on sera ensemble. Et moi je rajoute une évidence : Le temps a toujours tué mes « être ensemble ». J’ai répondu : ah ué ? tas fait un planning et tout ? Elle a rit. Lol, elle a dit. Nan, elle a ajouté, mais sérieusement. Ça a précédé un long silence, le temps que je fasse le mec sérieux. Vi bah perso j’ai pas calculé encore, et j’sais pas où tu veux en venir par « un ptit momen », moi j’pensais ça viendra quand ça viendra quoi. Ouai c tt a fé sa :P. Mais j’aime pas dire ça, car ça fait défaite. Alors je me pose pas de questions. Jvoi pa pk sa fé defaite, c just kon continu pr linstan a se connaitre et on verra. Et pi jvé pa enchainé. Lol. Sa fé gross pute. Looooool. T’inquiètes, on lui dira rien. looooool, nan mé mm pr moi. Ouais mais je comprends tout ce que tu racontes ma Choupette. Je savais très bien que j’allais pas me réveiller lundi : Ah ça y est, j’ai une relation putain ! C’était une bonne nuit. loooool, ché pa moi jprefere en parlé

Et là, il y a le générique de Dawson qu’a démarré. Je vous jure ma vie est une putain de série de teenager entre personnes d’environ 22 ans.

Ouf j’ai l’air d’avoir le rôle de Peacey, cette fois ci.