« Ramadan (15) »

Posté le : 24 septembre 2008 | Addikted | 0 Commentaire »

Il y a eu toute une génération de prof qui se prenait pour Robin Williams dans le « Cercle des Poètes Disparus ». Un putain de calvaire, sérieux, ces profs. Maintenant, il va avoir une nouvelle génération à la François Bégaudeau dans « Entre les murs ». Vous n’êtes pas dans la merde collégiens de France, je vous le dis : Sauvez-vous, interdisez la entrelesmurisation de l’inconscient professoral ! Ne vous faites pas moraliser la face par ces gens.

Msn, hier, juste après le premier repas de la soirée.

20:35:37 petit cc
20:36:55 tjr devant la télé
20:37:09 mé mange la ta telé
20:37:19 je voulé te parlé dun truc mé bon enfin bref
20:37:34 je voulé te dire oré tu du temp pr moi cé professionnel
20:37:36 lol*
20:37:39 samedi
20:37:58 apremidi a la bibliotek avc ton pc joré celui de ma soeur normallemnt moi ausii *
20:37:59 bisou

En 2008, il n’y a que quand ils sont en couple que les garçons vont à la bibliothèque. Sauf si ils sont détraqués. Les garçons les plus pervers et sociopathes sont ceux qui travaillent seuls, en bibliothèque. N’en rencontrez jamais un là bas. Les garçons en club sont moins dangereux que dans une bibliothèque. Il faut me croire.

J’écris cela dans le train, juste en face de moi, une marocaine plus belle que la mienne. Je tremble un peu. Elle ouvre un Kinder Bueno. Elle a ses règles ? Elle doit être espagnole. Elle me regarde, je m’enfuis. Elle l’a vu dans mes yeux : Je la jugeais. Les écouteurs de son mp3 sont bien calés dans ses oreilles. Elle porte une robe qui s’arrête à mi cuisse. Ses jambes sont légèrement écartées. Je ne peux y jeter un œil sans me faire fusiller, alors je le devine.

J’écris un sms : « 8 heures de créa today, mon cervo est un ptain de ballon d’o. Le jette pas par la fenêtre, stp. Reste dla place pour penser à toi. J’tembrasse, trop hâte pr samedi » Elle s’est grattée le mollet quand j’ai reçu l’accusé. Pas pu m’empêcher, j’ai regardé. Je suis tombé amoureux. Un peu. Samedi, le ramadan ne sera toujours pas fini. Mon samedi, je le passerais, la tête dans un mollet à gratter.



et vous