Posté le : 14 septembre 2008 | Addikted | 0 Commentaire »
Le visage d’une maghrébine est décidé par son nez. Le nez du non qui remonte un peu, le nez de l’hésitation qui part à gauche, qui part à droite. Le nez du oui que je ne peux pas trop apprécier. Pendant le nez du oui, nos lèvres sont collés. Ce qui il y a de plus important chez une maghrébine, c’est son nez. C’est pour ça qu’on ne les voit pas souvent enrhumée. Enrhumée, elle se cache. Les marocaines se cachent pour se moucher. C’est pour ça que je n’ai pas le droit de le toucher, son nez. Elle me dit que toucher le nez de quelqu’un c’est avouer une tromperie. Bullshit. Toucher le nez d’une marocaine, c’est lui faire dire le contraire de ce qu’elle pense.
Au KFC, il y avait cette femme. Je passe plus de temps au KFC qu’à la maison en ce moment. C’est à cause du ramadan. Une petite grosse en jogging. Elle avait pris un Brazer. Elle avait une pochette adidas qui lui retombait sur le nombril. Le rond du ventre, comme disent mes gamins. Elle était seule. Elle a avalé un autre burger et une glace qu’elle a nappé de caramel. Elle s’est resservie de 7Up deux fois. Elle portait des lunettes carrés, larges. Les séminaristes un peu chelous et proches des filles pendant les pèlerinages de Lourdes portent les mêmes. Elle a cherché ses clefs dans la pochette, a regardé à droite. Puis à gauche. Elle s’est levée et elle est partie. Toute seule. Et, ne me croyez pas, mais j’étais tout bizarre quand je la regardais, complètement compatissant. Triste et heureux de la voir cette femme. J’avais envie de la serrer dans mes bras, de lui dire combien j’étais amoureux en ce moment. Pas d’elle, oh non, pas d’elle. Mais putain, je suis souvent amoureux dans ma vie, j’allais lui dire, je suis souvent amoureux, tous les six mois environ, mon esprit a un timing affreusement restreint, il s’oblige à tomber amoureux : Tous les six mois. L’amour c’est ma productivité, madame, ouais, quand je suis amoureux, j’écris, je pleure, je fais chier les gens, je recompte mes amis, j’éjacule plus franchement. Oui, c’est hormonal. Oui, je vous jure. Amoureux, je produis plus de liquide séminale, m’dame. Je vous promets, je ne sais pas si on en a fait une étude, mais je me fais éjaculer depuis tellement longtemps, m’dame, que je commence à connaître mon corps.
Une cigarette ? Vous ne fumez pas. Moi non plus. Ce n’est pas mon paquet de clope. C’est celui d’un ami. Ouais, il est en cuisine, c’est pour ça que j’ai plus de poulets que les autres dans mon bucket… Oui, j’écris. Quand je prends le temps. J’écris sur moi, m’dame. C’est très mal vu d’écrire sur soi vous savez. Surtout quand on a les yeux bleus, qu’on est châtain. Surtout quand on est né en France et qu’on mange à tous les repas, sauf ceux où on oublie de se réveiller. Mais c’est très mal vu d’écrire sur soi en France. Les gens lisent mais vous méprisent un peu. Ils demandent pourquoi vous faites ça, pourquoi vous ne regardez que votre nombril. Mais quand j’écris sur moi, c’est surtout le nombril des autres que je regarde. La pochette adidas sur votre nombril. Non, mais je serais un émigré roumain, les gens ils m’encourageraient à écrire sur moi. Je sortirais de maison de correction : Même chose, tout le monde serait là à m’encourager. Les gens croient que pour écrire sur soi, il faut avoir forcément une histoire à raconter. Mais c’est faux. Ce qui est vrai, c’est que tout le monde devrait écrire, ou décrire, sa banalité : Sa propre vie.
On vivrait mieux si on lirait les twitter du monde entier, m’dame. On douterait moins. Elle doute de moi là, ma copine ouais, une marocaine, elle croit que je ne vais pas venir la voir, lundi. Mais elle ne sait pas, elle. Je ne lui ai pas encore dit que j’étais taré. Que j’étais prêt à avaler une dizaine d’anxiolytique le vendredi soir, pour que lundi arrive plus vite. Je ne lui ai pas dit pour ne pas la faire fuir. Je veux la garder, elle. Je vois déjà son ventre s’arrondir et la difficulté de joindre les deux bouts, mais je ne le dis qu’à vous ça madame. Je ne le dis qu’à vous : Quand je ne suis pas avec elle, mes week-ends sont des comas.
Posté le : 13 septembre 2008 | Addikted | 0 Commentaire »
Dj Koze – I Want To Sleep
Il y a dans ses baisers une machinerie angélique. Comme si chaque bisou était une visite divine. Elle ne sort pas sa langue comme ça. On reste pudique face à son ange – Oui, c’est moi. Quand elle me mordille la lèvre, ce n’est pas elle. Ce n’est pas elle qui mordille ma lèvre. Ce n’est pas son amour, ni son histoire, notre histoire, qui mordillent ma lèvre, c’est les 1000 vierges et le ciel tout entier qui mordillent ma lèvre, putain. Les fanatiques sont des personnes que l’on n’a pas assez embrassé. Se faire exploser sur le marché pour Allah, ce n’est rien à côté de toucher sa langue avec la mienne. Ses doigts ne sont pas absents quand on s’embrasse, je ne saisis pas tellement ce qu’ils font. Si ils insistent, si ils caressent, si ils transpercent. Ils ne sont pas absents, ils sont omniprésents. Il doit avoir de l’acide sur le bout de sa langue car les sensations sont comparables. Je suis attaqué, submergé quand je l’embrasse. Je trip complètement. Habité.
N’embrassez jamais une marocaine. Vous allez passer des sales nuits quand elle ne vous embrassera plus. Les autres filles embrassent, ouais, elles donnent des langues, elles donnent du leur. Elle donne surtout du leurre. Toutes les filles que j’ai connu ont dans leurs bisous le besoin de me faire fermer la gueule. Arrête de t’énerver, je t’embrasse. Arrête de parler, je t’embrasse. Je ne veux pas affronter ce problème, je t’embrasse. Le bisous ou l’aboutissement d’une situation à éviter. Les filles d’aujourd’hui donnent des bisous comme un partisan du Modem distribue des tracts : Une conviction un peu gauche. Maladroite. Ce n’est pas un aboutissement quand une marocaine vous embrasse. C’est un petit portillon qu’elle vous laisse pousser, un niveau supérieur que l’on atteint à force d’expérience. Il y a pas mal de liens entre les nerds et les marocaines. Bizarrement.
Une marocaine se donne comme un épisode de Lost. Petit par petit, on effeuille l’intrigue et tout est logique. On se pose quand même pas mal de questions pendant toute la saison, mais lors du cliff, on reste juste sur le cul. Il n’y a plus que notre impatience de découvrir la nouvelle saison. Embrasser une marocaine, c’est tout ça. Pas mal de questions et une livraison de réponses aussi tordue que excitante. Excitante, ouais, putain. Excitante.
Posté le : 12 septembre 2008 | Addikted | 0 Commentaire »
Il est insouciant après 16h30 dans le square. Son petit frère. Il répond à ce qu’on lui dit et n’hésite pas. Il charme la blonde de l’autre CP. Il avale son goûter en nous regardant fixement, il regarde surtout sa sœur. Il dit : T’en veux hein. Il s’approche d’elle colle le BN contre sa bouche et veux la forcer à manger. Les mères nous observent, quelle idée de faire un enfant aussi jeune, elles pensent. Aucunes n’a plus de 25 ans.
La masturbation est autorisée pendant le ramadan. Non je dis ça parce que c’est la requête qui revient le plus en ce moment. Je reçois des mails de jeunes ados arabes qui me confondent avec leur imam. Alors je leur dis : Branle toi. Mais la nuit hein. Branle toi : La nuit. Le ramadan, c’est comme Noël chez un chrétien, c’est un moment familial, de partage, ou t’aides ta mère à faire le repas pendant l’aprem, ou tu sers ton père qui revient de l’usine (les croyants grandissent dans des familles pleines de clichés). Où tu remanges avec tes potes au KFC sauf si tu en profites pour voir ta meuf qui n’a pas mangé grand chose – Elle n’a pas très faim, le soir – mais qui se maquille depuis 20h15. Le ramadan c’est aussi une bonne masturbation vers deux heures du mat’ quand tu rentres enfin et que ta copine avait d’autres trucs à penser. Non, sérieux, masturbez vous. Les imams demandent pendant le ramadan de faire des concessions, de réfléchir sur soi, sur la société. Il faut profiter du ramadan pour se connaître toujours plus. Connaitre ses limites, juger sa foi, évaluer celles des autres, éviter de devenir fanatique. En un mot : Pour se masturber. Je ne suis pas imam.
Le coran est un livre sexy. Je comprends les fanatiques. On y parle de jeunes vierges qui sont comme des perles à enfiler. Quand tu replaces le coran dans son contexte, tu retrouves toute la tradition littéraire arabe : Pleine de double-sens et d’allusion sexuelle, pleine de romantisme aussi. Les arabes avaient le zéro, pour les maths, et des étoiles dans les yeux, pour la littérature. Ils écrivaient avec des étoiles dans les yeux. Comme tous les livres sacrés, la femme a du mal à trouver sa place. Encore une fois, c’est parce que ces livres n’ont pas été écris après 1968. Enfin, il parait, je n’étais pas né. Il n’empêche que le Coran comme la Bible a fait pas mal progresser certaines sociétés païennes sur la position de la femme. Mahomet est le premier à dire qu’Elle est l’égale de l’homme. Je ne sais pas si il a dit à sa femme qui avait neuf ans ou à la cinquième, mais il l’a dit. Jésus, lui, demandait à ceux qui étaient sans pécher de jeter la première pierre. C’est d’ailleurs le verset préféré de mon grand-père. Il nous en parlait souvent.
Jésus se rendit à la montagne des oliviers.
Mais, dès le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui. S’étant assis, il les enseignait.
Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère;
et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu?
Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre.
Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.
Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre.
Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.
Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t’accusaient? Personne ne t’a-t-il condamnée?
Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus.
Je le vois encore dans la Peugeot 405 blanche nous le récitait de tête et insistait. Nous dire et redire que c’est son passage préféré de la Bible. Moi je ne l’écoutais pas trop, je pensais à ce que j’allais manger dans le Pizza Del Arte après la messe. Pour finir deux livres qu’il faudrait m’acheter : Salim Bachi, Le silence de Mahomet chez Gallimard et A. J. Jacobs, L’Année où j’ai vécu selon la Bible chez Jacqueline Chambon.
Posté le : 10 septembre 2008 | Addikted | 0 Commentaire »
On a fait le laïd. Pendant le neuvième jour du ramadan. C’était notre laïd à nous. Nous deux. La fusion. Sangoku & Vegeta, Ségolène Royal & Nicolas Sarkozy, Guy Manuel de Homem Cristo & Thomas Bangalter, Diplo & M.I.A., Gernot Bronsert & Sebastian Szary, Boy 8-Bit & un cachet pour un remix, Animal Son & Booba, Nikkfurie & HiTekk, Matias Aguayo & Dj Koze… Je n’ai que des références musicales quand j’y pense. Que des références instrumentales aussi. C’est dur quand on est lettré de n’écouter que de la musique électronique : On ne peut pas citer de paroles pour exprimer son ressenti. On ne peut parler qu’avec l’esprit. Et mon esprit il est beaucoup trop dérangé pour se faire comprendre.
On ne s’est pas embrassé, ni rien. On a tout respecté. T’es fou. On n’a pas rompu le ramadan. On l’a rompu spirituelement par contre. C’est peut être pire. On se nourrit tellement l’un et l’autre à chaque minute, chaque seconde. Chaque centième. On se nourrit tellement mutuellement que l’on oublie presque qu’il existe un monde autour de nous. Quand on est ensemble, c’est impossible de faire le jeûne. De ne pas avaler l’autre. Allah, j’te dis, il doit quand même être super fier de nous. D’avoir créé ça. Même si on reste borderline, même si il peut nous balayer quand il veut, qu’il peut trouver les raisons de le faire… Comme si on n’avait mal déclaré nos impôts que ça passait 9 fois sur 10, que la dixième l’huissier nous met à l’amende. Mais c’est là qu’on se rend compte que Dieu, que Allah, il n’est pas intransigeant, il est moins intransigeant qu’un article de loi. Il nous laisse jouer avec lui. Il nous laisse jouer. Il laisse vivre ceux qui ne croient en rien, par exemple. Mais Il sait que je, que elle, que l’on croit en lui. Qu’on est tourné vers lui. Le reste il s’en fout un peu. Ne pas coucher avant le mariage, fonder une jolie famille hétérosexuelle, toujours respecter la maison d’en face. C’est un précepte de la bourgeoise. C’est pas un précepte de Dieu. On est avec Lui, le reste c’est un détail.
Dans Dernier Roman de Guillaume Dustan, je l’ai lu pendant les presque deux heures de l’omnibus Paris – Amiens, on peut lire une vingtaine de pages de name droppin’ sans presque aucune ponctuation. Juste avant de lire une longue explication sur pourquoi la littérature française sera toujours plus excitante que les autres littératures grâce au son et à la prononciation de nos mots. Le name droppin’ est génial. Il cite tous les mecs qu’il connait, avec qui il a parlé. Il commence par toute la scène littéraire apparue en même temps que lui, une « vraie » génération quand on y pense. Une génération venue avec sa naïveté. Une génération qui s’est droitisée – Quand on lit Houellebecq dans GQ/Technikart. Une génération qui a affronté la critique et le lobby d’une gauche réactionnaire qui veut appauvrir la culture de son peuple. C’est lui qui le dit. Guillaume Dustan est un visionnaire. Ou un réaliste. Je ne sais pas. Dans Génie Divin, il propose un programme pour devenir maire du 4ème arrondissement. Et 80% de ce qu’il dit on le retrouve 7 ans plus tard dans tous les programmes. Guillaume Dustan est super perturbant, ce n’est même pas qu’il écrit comme il parle, ou il parle comme il écrit. Il écrit exactement ce qu’il pense à la seconde près. Un instantané. Il n’y a pas d’autres issus. Il ne se relit pas non plus. C’est très dur pour moi de ne pas me relire, je suis tellement égocentrique et imbu de moi, que je suis boulimique de ce que je dis que je me branle de ce que j’écris et quand je n’arrive pas à éjaculer, je me corrige. Je suis aussi trop respectueux et je n’ai pas assez de confiance en moi, pour pouvoir me permettre de mépriser sciemment l’écriture. Si je parle autant de Guillaume Dustan au fil des mois, c’est pour que personne ne l’oublie. Parce que je vois que les gens aiment Angot aujourd’hui, ils aiment l’inviter, la lire. Ils lui parlent sans l’agresser mais en la titillant un peu pour obtenir une bonne séquence. Et Dustan, il n’a jamais profité de cette complaisance. Il n’a profité que de ses médocs. Sale con.
La semaine prochaine, je la passe dans son appart. Putain. Vous ne savez pas ce qu’il se passe les nuits du ramadan. Il n’y a pas de films là dessus. Pas de livres. Moi je n’oublierai pas de vous dire ce qu’il se passe les nuits du ramadan. Une parcelle d’ma vie en partie est partie en partouze (16S64 – 93 km/h, Les Cautionneurs)
Posté le : 8 septembre 2008 | Addikted | 0 Commentaire »
Bonjour, je m’appelle Ambre.
Je viens de commencer un roman.
Il se publie de lui même tous les 140 mots sur mon twitter (http://www.twitter.com/Fialova).
J’espère que ça vous plaira. C’est un feuilleton. Vous aimez les feuilletons, je crois.
Ambre m’a l’air heurté. Finalement je vais la voir, ce soir. Je ne sais pas si c’est une bonne idée : Elle ne m’a pas confirmé. Moi aussi j’ai l’air heurté. J’ai vraiment hâte de voir la suite de l’histoire de mademoiselle Ambre. Le format est intéressant. Je ne sais pas si des gens la lisent déjà. Ma soirée de demain n’est pas encore décidée. Je connais juste les horaires des derniers trains à Paris Nord, je les ai noté dans mon téléphone portable. C’est toujours comme ça avec elle.
La première fois que l’on s’est embrassé a conditionné toute notre relation. La première fois que l’on s’est embrassé, je ne savais même pas qu’on allait se voir. J’étais dans ma chambre, j’écoutais un remix signé par quelqu’un de chez Mad Decent. J’appréciais. MTV tournait sur Zattoo, le son coupé. De la peinture à l’eau avait séché sous mes ongles, et avec gourmandise, je commençais à les ronger. On s’était vu toute l’après- midi, on travaillait ensemble. Et elle allait partir au bled : Comme une voleuse, j’étais le seul à être au courant qu’elle n’allait pas revenir travailler lundi matin. Toute l’après-midi, je l’ai fait culpabiliser. Sur MTV, c’était une rediff de The Hills et Audrina n’arrivait pas à faire comprendre que Spencer était un abruti fini. Elle était complètement embrouillée avec Heidi. Moi aussi j’étais complètement embrouillé. Une boule dans le ventre comme si je venais de me faire abandonner : J’exagère. Mon portable a vibré quand Spencer draguait trois mannequins en attendant Heidi.
J’suis en bas.
C’est ce qu’elle avait écris. J’suis en bas. Alors, je suis descendu. Elle portait une robe chemisier assez courte, elle les avait assorti avec des ballerines de chez Zara. Ses cheveux étaient lissés, on sentait encore la chaleur du fer à friser. Très classique et très jolie, ses yeux pétillaient . Tu vas à une soirée ? Je lui ai demandé. Non. Tu t’es bien habillée, tu t’es lissé les cheveux juste pour venir me voir ? Je ne reste pas longtemps, juste cinq minutes, pour se dire au revoir quoi, pour que tu vois que je ne suis pas une voleuse. J’ai souris. Tu t’es bien habillé et tout… Pour cinq minutes ? Je… On va marcher..? Ok.
On a trainé dans le quartier alors. Elle m’a embrassé, mais je préfère dire qu’on s’est embrassé. Je lui ai dit à bientôt et elle est rentrée en faisant un bisous de loin, sur sa main. J’ai erré ensuite, fait quelques détours avant de revenir à la maison. Mon téléphone a pris le temps de vibrer. « La voleuz par, mé penc atoi for tkt pas jpenc ke jté fé confianc pour 1bone raison j c ke juju é toi vs avé parié le bisous tkt ta gagné bisoux ». Je radote là.
Nous sommes le 8 Septembre, cela fait une semaine que le ramadan est commencé. Et je radote. Déjà.