« iSight »

Posté le : 30 juin 2008 | Addikted | 0 Commentaire »

Par contre, j’ai l’iSight de mon Macbook. Ce que je n’avais pas hier. Et c’est intéressant d’être avec Aline. Sur Skype, le micro coupé. La voir sourire quand je commence à écrire ma vanne. Elle sourit parce qu’elle me voit tirer mes ficelles.

Marc: on a couru pour faire un max d’attraction
Marc: et jadore quand tu mets tes mains pour soutenir ta tête
Marc: et puis on a optimisé nos fastpass à fond
Marc: tu fais ton petit sourire à peine étonné de voir que je te regarde quand j’écris
Marc: que je préfère te regarder plutôt que d’essayer de croire que je suis intéressant
Marc: on a pu faire deux-trois fois la tower, la nouvelle attraction là… l’ascenseur.. une bombe ce truc
Aline: arrête de dire tout ce que je fais s’est affreusement stressent

Et elle a dénoté tout ce que j’ai fait. Je n’arrêtais pas de me lécher la main. Puis les lèvres. Puis la main, un autre creux. Je lèche tous les creux.
Et son visage s’est raidi. J’ai fait hey, il s’passe quoi ? Je viens d’apprendre qu’un pote est mort dans un accident, elle a pris le temps d’écrire. Puis elle a pleuré face caméra. Et hors caméra. Aline a coupé la conversation vidéo. Tu te sens un peu con à dire que tu es désolé. Tu le dis quand même. De la politesse. Et tu la fais parler un peu de lui sans trop savoir quoi dire à part « ué » chaque fois qu’elle écrit. Et le lendemain, tu la revois. T’as envoyé un sms avant. Un sms un peu con : Pas trop dur ta journée ? Tout est un peu con dans les condoléances. Elle touche deux mots avant de préciser : Mais je t’attends sur Skype. Et tu la revois sourire. C’est cool. Le reste de la soirée, c’est du déni. Tu te dis connement que la vie continue. Elle te parlera de l’enterrement à venir vite fait entre un de tes monologues sur Salinger et un copier/coller discret du Wikipedia.
Par contre, t’auras toujours en tête ses larmes. Parce que ton esprit pervers a noté que c’est la première fois que tu l’as vu pleuré. Tu n’espères pas la dernière.


« Mimétisme »

Posté le : 28 juin 2008 | Addikted | 0 Commentaire »

Ce matin, je me suis réveillé. Juste avant d’aller à Disney. Et j’ai décidé. J’ai décidé de supprimer une partie de ma vie. De mon retour de classe verte (au CM2) à aujourd’hui.
Vous savez que hier, à la boum, j’ai refusé de danser avec Gaëlle, qui préfère Chafik, qui lui : Préfère Alexandra, qui elle : Aime bien Chafik. Mais j’ai dansé avec Noémie. Et son cousin n’a pas apprécié. Noémie vient d’une autre école, ils ont fait la classe verte avec nous. Ils ne sont pas de la « ville ». Ils sont dans un trip consanguin à la campagne. Leurs écharpes sont sang et or. Déjà en 1996, on ne l’inventait pas.

Voilà. J’aimerais lui envoyer des sms, mais je n’ai pas de portable. J’ai jeté la sim dans l’Oise : La différence entre le moi de 1996 et le moi de 2008 c’est une carte sim. Heureusement, elle n’existe plus. J’ose espérer.
Si je bosse avec les gamins, c’est pour revivre éternellement ma classe verte d’hier et me faire croire que l’on n’est pas obligé de grandir.

Et me faire croire que je peux, encore aujourd’hui, inviter des Noémie devant leurs cousins et leur dire de ne pas s’inquiéter si ma main caresse leurs fesses. À dix ans, hier, je pensais beaucoup plus au sexe qu’aujourd’hui.
J’ai le même cul qu’hier. Un petit cul tout dur grâce au tour de vélo que je fais continuellement dans le square au lieu de réviser mes tables. Mon meilleur ami est un pakistanais. Vous savez comment on s’est rencontré ? Il vit en face de chez moi et il m’a demandé si je pouvais copier Homework de Daft Punk sur une K7. Ce matin on était à Disney pour fêter ce hier, pour nous prouver qu’on peut supprimer tout ce qu’il y avait jusqu’à aujourd’hui sans que cela ne se remarque trop.

Si je supprime ma vie de la sixième à la fac : C’est pour supprimer la dualité – Enfant de la ZEP, adolescent du lycée bourgeois. Arrêter de choisir. Et commencer à parler vraiment avec ces Noémie sans m’excuser de n’avoir aucune réelle identité. C’est ce que tout le monde a l’air de faire.


Les 30 dernières minutes (4)

Posté le : 26 juin 2008 | Addikted | 0 Commentaire »

Dj Rob 3 – The Chase
Tim Green – Revox
Mad Mike – Transition
Das Glow – Vulcanice
Moonbeam – You Can Hear Them
Olivier Huntemann – La Boum
Mathew Jonson – Marionette (Adam Beyer remix)
Shocking Pinks – Dressed To Please (Nathan Fake remix)


« Jamais Toi Sans Moi »

Posté le : 25 juin 2008 | Addikted | 7 Commentaires »

Peu à peu, je découvre son univers alors qu’elle donne l’impression d’avoir tout fermer, d’avoir avaler la clef. Elle portait le même haut qu’hier et je me dis que c’est fabuleux de remarquer ça. On comprend qu’hier encore elle était avec moi. J’aimerai déjà être demain pour lui dire une nouvelle fois que ce vêtement est cool.
Ma ville est si petite que quand tu t’intéresses à une fille, ou à quelqu’un : Tu n’as pas besoin de lui parler. En une semaine tes indics te précisent qui sont ses exs, qui sont les mecs qui lui tournent autour, qui lui a tourné autour, qui va lui tourner autour… Tu ne découvres jamais le poteau rose : Tu le peins. Le pot-aux-roses : Tu le cultives.

Il faut que je me rase les aisselles. Que j’envois des sms amoureux distants. Que je me torche mieux les fesses, avec l’été et la transpiration. Que j’arrête d’écouter Sandstorm de Darude à fond. Car seul dans sa chambre, je ne peux pas me justifier du second degré. Comme tout le monde s’en va à l’étranger je n’ai pas arrêté de parler de Twitter et de Salvia ces derniers jours. Aussi je remarque que notre activité préférée pendant les vacances c’est : Lire Wikipedia, corriger Wikipedia, se raconter Wikipedia le soir autour d’un verre. En été les arbustes fleurissent et dégagent une odeur piquante, j’aimerais la sentir sur le corps d’une femme. Ce n’est pas possible alors je me masturbe au milieu du rond point. L’arrosage se met en route, deux heures du matin vient d’être sonné par un clocher. Je n’avais plus entendu sonner un clocher depuis longtemps. Je suis mouillé et j’écoute Jamais Toi Sans Moi de Misstress Barbara. Je veux dormir. Et ne me réveiller que le 4 Juillet. C’est mon premier jour de taff. Surtout c’est la veille du 5. We Love Border Community.


« Décoiffés par tes mains »

Posté le : 23 juin 2008 | Addikted | 2 Commentaires »

Je lui ai fait la lecture pour qu’elle s’endorme. Elle stress pour le bac. Le bac Français. Je lui ai lu Gabriel Matzneff. Je n’allais pas lire autre chose à une adolescente nue dans mon lit qui cherche à s’endormir. Je ne lui ai pas vraiment lu Matzneff, j’ai vécu Matzneff, je me suis pané de Matzneff comme un poulet de chapelure. Je lui ai saupoudré tout ça avec mon besoin d’aimer des filles juste pubères. Elle dormait déjà quand je lui ai dis que j’aimais retrouver ses seins changer de tailles chaque semaine comme le cours du pétrole. Elle dormait aussi quand je me suis masturbé au dessus de son ventre. Je violais son esprit. Elle s’est réveillée avant moi et je ne l’ai pas vu partir. On m’a dit qu’elle a pris son petit déjeuner : Un krisprolls et un verre de jus multivitaminés. On m’a dit qu’elle a laissé un mot sur mon bureau, posé sur la pomme du MacBook. Je l’ai jeté sans le lire. Je n’ai pas envie d’être influencé la prochaine fois que l’on se reverra.

Je fonde l’espoir que la robe que j’ai voulue et que j’ai cousue, point par point, sera chiffonnée. Et les cheveux que j’ai coiffés : Décoiffés par tes mains. Charles Aznavour pour Sylvie Vartan. 1964. Charles Aznavour aurait du s’arrêter après ça. S’arrêter de parler. Je crois que quand on écrit ça, on n’a plus grand chose à ajouter. Malheureusement il a sorti des disques au XXIème siècle. Il a oublié de s’éteindre.
C’était contraignant de chanter ça en 1964. Sous-entendre que l’on ne s’habille que pour se faire déshabiller. Mais c’est toujours sous la contrainte que l’on reste le plus créatif. Les filles n’ont plus besoin de chanter ça maintenant, elles n’ont plus besoin de sous-entendre lyriquement cette attraction, cette envie de décoiffer, d’être décoiffé. Les filles, en 2008, chantent alors des histoires d’amour compliquées avec des latinos fils de. Ou le côté « bizarre », « chelou », d’une relation ambigüe entre son mec et une fille plus jolie qu’elle. C’est tout aussi moderne.


La Plus Belle Pour Aller Danser
envoyé par paradixman


Alizée – Fifty-Sixty (David Rubato Remix) from Institubes II on Vimeo.