Nepoužívám žádné přípravky na erekci

Posté le : 25 mai 2008 | A NerdZ Life, Porn | 6 Commentaires »

Lundi matin, jury. Je regarde Astrée se fister. Éjaculer. Je trie mes productions, je n’ai pas grand chose à montrer. Je regarde Astrée avec ses copines. Astrée en salon. Je réfléchis à mon monologue devant le jury. Je fais mon intéressant. Astrée filme. Monte. Se fait monter. Les parents sont à Lourdes, font la fête, Pélerinage Militaire International. Je profite d’une maison vide, je ne baisse pas le son quand il est deux heures.
Je sais plus où est mon fichier porno. Un fichier word où je note quelques trucs que je distille, ensuite, ici et là. J’avais un truc sur Robert Rosenberg, la république tchèque, l’eurovision. Missing.

Dernier sms reçu : Putin je sui dsl g rencontré un mec qui sapel marc ossi é du cou g cru ke javé enregistré son num mé c pa le ka voila Alors pour ce soir je tien o couran pk on ma redi ke la repét reprenè dc je c pa je te di ts ca ds la soiré bisou é pui vrement dsl….
Dernier sms envoyé : Gt pa a la soiré de jp.Qu’est ce tu racontes?sinon je dvais boire un verre ce soir, stu ve passer tien moi au courant.bisous.Marc.
Avant-dernier sms reçu : Slt,je c pas si tu te souvien à la soirée 2 jp! Juste tu mavé proposé une soiré 2main soir é je tavé di ke jété sur pari en répét sof ke en faite je v peut etr pouvoir venir ms je voulé juste te 2demandé ou c t voila merci bisous a biento ciao
Dernier vis à vis : Mardi, à côté de moi dans le train. Elle a dit : J’ai revu Jp, il m’a invité à une soirée. Jp je sais pas si je t’ai raconté, jp. Je vais dormir chez lui… Ouais… Enfin… C’est la dernière fois qu’on prend le train ensemble hein Marc, faut en profiter. Ouais.

J’ai un sourire amusé quand je relis le dernier sms. Quand je le replace dans la chronologie. Je n’essaye même pas d’interpréter. Je dois être trop fatigué.

Je me branle maintenant. En streaming. Vidéo mauvaise qualité : Homemade. Vitesse accélérée. Son coupé. Muet.
Je laisse iTunes pour le rythme. L’écran de mon Lumix est fendu, je peux pas me filmer en me branlant. J’ai toujours voulu voir mes yeux. Je me suis branlé devant une glace, mais je posais un peu trop. Ce n’était pas mon visage, celui d’un autre. Celui de quelqu’un qui me masturbait, pas moi. J’ai essayé de me masturber devant iStopMotion – et mettre mon visage sérieux, silencieux consciencieux sur YouTube, mais la diode verte de la cam m’effrayait. J’ai débandé. Comme dans ma première capote.

Lundi matin, jury : Faire, pendant trente minutes, mon apologie. Je pense être prêt. Je pense l’être depuis les premiers jours où je me suis regardé me masturber.

(Le titre traduit : Je n’utilise pas de produits dopants pour bander).


The date time continuum

Posté le : 20 mai 2008 | A NerdZ Life | 0 Commentaire »

Elle s’appelle Eve. Je crois. Ou sinon elle s’appelle $$SellingHeaven666$. C’était plutôt le mec en jupe ça. J’ai balayé le réseau Bluetooth. Le train était en retard, et sur le quai, il n’y avait qu’elle qui jouait avec son portable. Eve.

J’étais à deux doigts de lui envoyer une photo de cette vieille qui a fait pipi juste devant moi au milieu du trottoir, un matin. Et j’ai réfléchi à tous les trucs miévreux que Ted, dans How I Met Your Mother, ferait à ma place. Dans cette situation. La vieille qui fait pipi, il n’aurait pas osé.

C’est les season finals en ce moment. Pour moi aussi. J’ai un jury, lundi prochain. Un oral irréprochable à répéter, énormément de mauvaise foi à assumer.

Dans le train aussi, c’était le season final. J’ai croisé la Mélo dans un retour que l’on ne prend jamais : Le destin veut un peu de nous, ensemble.  »C’est notre dernier voyage ensemble », elle n’arrêtait pas de dire. J’acquiesçais à chaque fois. On a enchainé sur quelques allusions un peu flirts : Profites des dernières minutes avec moi. Miévreux. Elle m’a parlé de la maison en face de chez elle. Abandonnée. Donc hantée, pour elle, dans son trip d’ado. Elle veut y faire un tour. T’as mon numéro, j’ai dis, t’as les cartes en main, j’ai ajouté, t’as qu’à appeler si t’as envie. Elle voit un mec mercredi soir, son mec, je crois. Si je ne reçois pas de texto avant demain soir, j’ai perdu.

Il faut que je me bourre d’amphet, mais je n’ai que du Coca Zéro. Mon corps est chaud quand il ne dort pas assez, et je sens mes oreilles qui me brûlent. Il n’est que vingt deux heures vingt. Ce matin, à quatre heures, j’écrivais des conneries sur Facebook en espérant m’endormir. Juste avant de me réveiller, il était environ huit heure, j’avais mon dernier projet en persistance rétinienne : Un travail sur le noir et blanc. Un truc dans mon esprit bloquait. On voyait juste l’ombre de l’objet, et mon esprit répétait sans cesse : Tu ne peux pas coller ça, ce n’est pas une bonne finalisation. Tu ne vas pas coller ça, Marc. Tu ne l’as pas collé, Marc ? Marc, il faut que tu colles ? Tu l’as dessiné sur tes layout, Marc, pour le coller ? Quand je me suis réveillé, j’étais dans la voiture à coté de mon père. Mireille D’Arc parlait de son bouquin chez XO. J’essayais d’oublier mon projet et me demandais comment on pouvait éditer une merde pareille ? J’ai quitté la voiture un peu énervé par cette interview. Sur le quai, il y avait Eve. Enfin, je crois. Ou sinon elle s’appelle $$SellingHeaven666$. C’était plutôt le mec en jupe ça. J’ai balayé le réseau Bluetooth. Le train était en retard, et sur le quai, il n’y avait qu’elle qui jouait avec son portable. Eve.

J’étais à deux doigts de lui envoyer une photo de cette vieille qui a fait pipi juste devant moi au milieu du trottoir, un matin. Et j’ai réfléchi à tous les trucs miévreux que Ted, dans How I Met Your Mother, ferait à ma place. Dans cette situation. La vieille qui fait pipi, il n’aurait pas osé.

C’est les seas… Ce qui est génial quand on dort peu, c’est qu’on ne sait plus trop où on en est. J’ai la tête qui tourne comme quand on embrasse une fille. Un goût d’aspartame dans la bouche. Le goût des nuits blanches.


I Am A Stabbing Robot

Posté le : 14 mai 2008 | A NerdZ Life | 5 Commentaires »

Je dors à poil en ce moment. La fenêtre ouverte. Le chauffage encore allumé. Spring break.
Les filles en jupe, ça sent les produits chimiques. Dans le métro : Les ongles fraichement faits. Parfois, je préfère l’hiver. En été, tout le monde devient jolie : Un haut ample qui se resserre au niveau des hanches et des mocassins. En hiver, seules les jolies sont jolies. L’amour, tu le trouves en hiver. En Russie. 2500€. Sans Enfant. 1500€. Avec.

Sprite dans un gobelet. Un petit chinois déchiffre du mandarin dans un bouquin graphiquement insupportable. Je le regarde faire : Surtout les dessins. J’essaye de comprendre les Nin Dsé Tin écris dans les bulles qui sortent de la bouche de ces gamins riches et heureux : Ils doivent habiter Hong Kong. Au dernier nuggets, j’ai mesuré que le gamin n’avait même pas quatre ans. Devant moi, tout à l’heure, il avait commandé son Happy Meal et une salade. Pour sa mère. Elle le portait pour que sa tête dépasse du comptoir. Même pas quatre ans. Et il a déjà fait plus de trucs que moi dans sa vie : Commander une salade pour sa mère.

Le Genevan Heathen sublime « Une femme avec une femme » de Mécano. Ouh, paint me a picture. No it’s a natural feeling. So fragile. Han. So naive and mature at the same time. Han. Wassup girls ? It’s gonna be a little dirty secret…. C’est sur le volume trois de Pour Les Filles.

Je regardais 30 Rock et je réfléchissais aux scénaristes en France. Aux Etats-Unis, les scénarios se font en équipe. Dans un bureau, autour d’une pizza, entre deux trucs matés sur youtube. En France, un scénario s’écrit dans une maison de campagne, coupé du monde. Mais aux Etats-Unis, tous les shows sont scénarisés, il y a plus de place pour devenir un « writer ». En ce moment je suis dans l’humour new yorkais. Snobinard. Je me suis nourri de la première saison de 30 Rock. De la dernière saison du Saturday Night Live. J’aimerai être un poil sur le corps de Tina Fey. Une partie de son inspiration.

Il fait beau dehors et je ne bronze pas : Mes cernes coulent sur le visage. Font un masque.


Un mec portait un t-shirt « Blowjob is better than no job » dans la gare. Il était allemand. Et abruti.

Posté le : 12 mai 2008 | A NerdZ Life | 0 Commentaire »

J’aime bien ses cheveux qui finissent en anglaise. Ses épaules tachetés qu’elle commence seulement à dénuder. Elle n’aime pas ses épaules tachetés, alors je les embrasse, comme j’embrase ses yeux quand elle dort. J’aime bien quand elle replace un sein, dans la rue. Qu’elle m’utilise pour les replacer, je fais écran. Elle enfonce sa main dans le soutien-gorge et replace son sein, sans aucune délicatesse. Elle maltraite son sein, elle tortionne son sein. Je l’embrasse plus souvent, ce sein. C’est toujours le sein gauche.

Ladytron – He took her to a movie

J’ai retrouvé mon disque de Ladytron. Juste le premier, le reste n’en vaut pas la peine. C’était au lycée Ladytron. De bons souvenirs. Pour moi c’était l’aboutissement de la musique électronique. Un truc pop chanté par deux brunes androgynes à peine sortie de l’adolescence. Avec de gros orgues, de la reverb, de la naïveté, des sucettes. 604 est un disque majeur. C’est moi : Adolescent. Les jeux vidéos. Le goût des Airwaves qui venait d’arriver sur le marché. Le sirop dans la bière. J’écoutais ça, seul, dans le parc du lycée, croyant plaire aux filles.

Dans le train, une aveugle, sa cane. Son mari l’aide. Il a un léger strabisme, lui. J’essaye de trouver ça touchant, mais il y a une gamine de quatre ans qui demande à sa mère où est la ceinture depuis trois quart d’heures, depuis que le train a quitté Paris. Et, ça c’est touchant. La mère s’est endormie à la dixième minutes.
Quand le train s’est arrêté, je me suis moi aussi arrêté sur l’aveugle. Son mari, totalement dévoué, comptait les pas, les marches. Et il a sorti son téléphone. Le fond d’écran de son téléphone : Une bimbo blonde se masturbe explicitement. On voit les deux doigts dans la chatte, écartée, la pose est catégorique. Silicones & aucun discernement : California porn, summer 95.
C’est pratique d’être marié à une aveugle moche. La vie devient pornographique.

J’aime bien sa coloration. Je n’aime pas sa coloration, mais je dis que je l’aime bien. Politesse. Je n’aime pas ses pieds. Elles les adorent, ils sont petits, les orteils bien rangés, elles passent sa vie à regarder ses pieds, à jouer avec. Je n’aime pas les pieds. J’aime les nuques, les ventres, le nombril, sa langue. Je n’aime pas les pieds. Elle me les montre, assise au bout du lit. Mes pieds, mes pieds… Je lui ai parlé du footjob – Elle ne connaissait pas. Je lui ai expliqué les footjobs nus, les footjobs avec des bas en nylon, les footjobs sur la plante des pieds à différencier des autres, car la fille tourne le dos à celui qu’elle branle. Elle n’a plus jamais évoqué ses pieds avec moi depuis. Je le regrette un peu. Elle ne comprend pas le besoin qu’on a d’éjaculer sur ce qu’on aime. Je lui ai répondu qu’à la base, j’aimerais éjaculer exclusivement dans ce que j’aime. Mais ça, c’est devenu une perversité extrême.
Elle refuse aujourd’hui de parler footjob, mais reste la première à me partager le point de vue de ses copines sur le swallow. Elles n’appellent pas ça « swallow » entre elles. Elles appellent ça, « le bonbon ». Une question d’éducation. Le bonbon.

J’aimerais faire un film, explicite, sur la relation qu’ont les femmes avec le sperme. Mon ex, quand elle me faisait jouir, avait toujours sa phrase pour dédramatiser l’évènement. Elle essayait d’être drôle, ça ne marchait pas. Souvent elle faisait « oups ». C’était le gimmick ça. Dopé aux endorphines, je me marrais de son air un peu désolé et de son « oups ». Au final, ça m’a réellement saoulé. Chaque fois que j’éjaculais, qu’elle balançait sa phrase, je pensais : Mais tu ne peux pas me laisser éjaculer tranquillement ? Sans me rappeler, d’un « oups », que mon sperme est gênant, sans m’émasculer avec ton air à la fois épanouie, à la fois dramatique. Non, elle ne pouvait pas, mon ex.


I’ve got my drugs, and my stuff, and my pills (When I go to Vegas)

Posté le : 12 mai 2008 | A NerdZ Life | 0 Commentaire »

Je regarde la viande tournée, grillée. Le maillot du Fenerbahçe exposé comme un étendard. Les fontaines lumineuses, qu’on achète au marché, éteintes. Quand elle avait vingt ans, ma mère est allée à Istanbul, c’était il y a tellement longtemps que la ville s’appelait encore Constantinople. Enfin, je crois.

Simon picore une dernière frite, s’essuie autour de la bouche et dissimule un rot avec son poing fermé. Je… J’ai pas envie de rentrer… Toi ? Je hausse les épaules. Tu sais le petit de dix-sept ans “que j’t’ai parlé”, avec sa grosse queue ? Il fait un chill dans l’appart de ses parents… Tu viens ? Je hausse les épaules.

Le mec qui ouvre la porte est effectivement un gamin de dix-sept ans. Un air fier, un regard curieux, des fringues pas coordonnées, des traces de stylo plume sur les mains. Il me scrute. De haut en bas. De bas en haut. Trois fois. Fais toi pousser la moustache. C’est le premier truc qu’il me dit. Je suis imberbe, je réponds. L’éternel duvet naissant c’est sexy. Je hausse les épaules.
Simon me pousse et embrasse le gamin à pleine bouche. J’entre à mon tour. L’appart est petit ou j’ai cette impression parce qu’il y a beaucoup de monde. Que des lycéens. On m’offre un cocktail avant même que je puisse sortir un son de ma bouche. Goûtes s’il te plait, j’ose pas : C’est du champagne, de la vodka, du sirop de malabar… Je bois une gorgée… Du sperm… Mes yeux s’arrondissent. Du sperm, ouais. Il répète sur une autre intonation : Sourire moqueur. Je hausse les sourcils, son cocktail est plutôt bon, alors je lève le pouce en l’air pour le faire partir. Je place le verre au niveau de mes yeux. Du sperm, je répète. Je finis le verre d’un trait.

Je trouve une place dans un canapé, et m’enfonce misérablement. Elle a les yeux bleus et porte un parfum d’homme. Mon parfum. Je lui fais remarquer, elle trouve ça drôle. C’est aussi le parfum de mon père, je lui ai piqué quand il m’a viré de la maison, elle ajoute. J’arrête de sourire. Elle attrape son Polaroid, snap mon visage. Elle me tend la photo. Elle a vu ça dans un film. Le Polaroid… Je suis allé en acheter un tout de suite après… Je m’appelle Jennifer, mais pas Aniston. Elle a continué de parler une dizaine de minutes, enchaîné son name droppin’ jusqu’à l’essoufflement.

Un grand black. Super grand. Pas loin de deux mètres, je crois. Super mince aussi : La malnutrition. Un grand black, donc, qui porte un ticheurte Magic Johnson, XXS. Super moulant. Un grand black, le même, qui monte sur une table, avec son reflex dans les mains, il crie. Il crie super fort. Il a l’air « super » ce black. Un grand black, toujours, qui semble vouloir motiver les gens dans l’appart. Jennifer dort sur mon épaule et je ne distingue pas grand-chose à part la musique très forte.

Assis un peu sur nous, le gamin de dix-sept ans est comme moi. Il essaye de se concentrer sans trop de succès, il ne pige rien à ce qu’il se passe. Il tire sur un joint et caresse la cuisse de Jennifer frénétiquement, plante même ses ongles. Il a de longs ongles, bien manucurés. Elle, elle ne bouge pas. Le black, il est grand, se met à danser sur la table, les yeux écarquillés. Il s’appelle Racine. Mais on l’appelle tous Rama Yade. « Ramayadé ». C’est depuis une soirée Halloween où il est venu en tailleur. Il prend beaucoup d’acide. Son père bosse à l’ambassade du Sénégal, on ne sait pas trop ce qu’il y fout. Rama, par contre, c’est un super photographe. Il me propose le joint qu’il était en train de fumer. Je me l’approprie, tire quelques lattes, sans quitter le black en transe. Je tousse. « Ramayadé », je me répète jusqu’à que Simon se poste devant moi. En larme. C’est ma sœur, Gabriel, ma sœur est morte. La sœur de Simon est morte quand il avait six ans. Je le prends dans mes bras, et le laisse se moucher dans mon gilet.