La khoui violacé de la classe moyenne

Posté le : 6 mai 2008 | A NerdZ Life | 0 Commentaire »

Retour de vacances. Le quai est lumineux. Dans le train, ça sent le Fa. On ne dort plus trop, les usagers, il fait trop jour. Toutes les filles sont allés chez le coiffeur, et en sont sortis avec un carré. L’été sera carré.

Le directeur de notre école nous a appris aujourd’hui que nous étions inscris à un double cursus. Et nous sommes en Mai : Allô !? Je prépare donc un « BACHELOR IN GRAPHIC DESIGN ». Il nous a expliqué en quoi ça consistait, il a parlé des crédits. Le mot était lâché. Crédit. ECTS. Je me suis vu à Prague, puis à Budapest en passant par Berlin. Je me suis vu une pinte de bière à la main, une pinte à deux euros, je me suis vu avec des femmes, des filles. Et j’ai demandé si mes crédits dûment gagnés en Eco, à la fac, pouvaient se mélanger avec ce truc. Incapable de me répondre clairement
Je crois que de toute ma scolarité, personne n’a réellement su expliquer les crédits à quelqu’un. Même pas moi, pourtant je crois être de ceux qui ont compris. On fait tous des efforts pour comprendre ce truc, on écoute, on s’écoute, je m’évade : Budapest le printemps, l’île entre Buda et Pest, la transpiration magyare, ses hanches et on se déconnecte de cette histoire de crédits.

Sur la table basse de John B. Root, devant son canapé rouge, il y a des milkshake, de la glace Häagen-Dazs et un squirt d’Astrée. L’été sera squirt. Aussi.

Mon khoui est violacé. Trop masturbé. Il est 1h15. Je ne dors pas, je stresse. Tétanisé par le stress. Je repense à ma prof de Français au collège : Tu ne fais grand chose pour progresser, sauf quand c’est difficile et que tout le monde sèche. Tu ne fonctionnes qu’au challenge ? Je lui avais répondu que je venais à l’école pour les filles. Elle ne m’a plus jamais parlé de scolarité ensuite. J’avais oublié de lui préciser qu’à part Mélanie & Malika, il n’y en avait pas trop des filles en ZEP. Que des bonhommes. Les filles ce sera au lycée, je pensais, nul part ailleurs. Chaque jour, je comptais ce qu’il me restait avant d’y mettre un pied : Une grosse désillusion, finalement. Je suis passé d’une mentalité de ZEP à une mentalité de bourgeois. Depuis je cherche toujours ma mentalité. Quand on est un petit blanc de la classe moyenne, on est effacé. Avec deux bourges, on est le bourge imbu de lui, arrogant : Et ce avant même de parler. Avec deux pakistanais, on est le loser par excellence.
Les petits blancs de la classe moyenne n’ont aucune identité, ils peuvent toutes les avoir. Cristophe Rocancourt a poussé ce truc à son paroxysme, même si il était plutôt low class, il reste un exemple : Emboitable n’importe ou.

Je n’ai aucune attache, cela me permet de ne rien entretenir : Les relations, l’embauche. Pas même moi. J’ai rêvé que j’étais le nègre d’une conseillère municipale, un emploi semi-fictif et que je couchais avec sa fille. Sa fille de dix-sept ans. Mes rêves sont de plus en plus réalistes en ce moment. Et je me réveille avec une frustration bien réelle. Sa fille de dix-sept ans était dans le canapé avec une minijupe en jean et elle ne me laissait pas embrasser sa nuque. Quand j’ai failli y arriver elle a dit Mais tu couches avec ma mère aussi… Je me suis réveillé, sans pouvoir me justifier. Ta mère, c’est professionnel. Toi, c’est sentimental.



et vous