Tragédie Moderne

Posté le : 29 mai 2008 | A NerdZ Life | 4 Commentaires »

Il y a des amours platoniques, cornéliens. Plutôt raciniens, j’ai toujours préféré Racine. Il y aussi un amour sarkozyen. A la Sarkozy. Et je suis de ceux qui aiment à la Sarkozy.

Comme Sarkozy, je peux atteindre tous mes rêves, réussir ma vie, assouvir tous mes plaisirs, mais je reste quand même cet enfant naïf insatisfait, qui n’a qu’un but : Plaire aux femmes. Avant même de réussir, nous voulons : Plaire aux femmes. La passion avant le devoir. Nous nous nourrissons de la passion, nous ne vivons que de la passion et nous sommes les premiers étonnés quand les amis – les médias – s’en mêlent. Notre passion s’extériorise toujours, sans que l’on s’en rende réellement compte. On garde l’espoir qu’elle est privée, qu’elle n’est qu’à nous, qu’on la vit pleinement : Elles, moi, nos textos, mon humour, ses haussements de sourcil. Mais elle a déjà fait le tour du monde. Ces connards à la télé rient déjà de notre passion. Je dis que je m’en fous, que je l’ai cherché, mais je suis blessé. Je suis toujours blessé.

Comme Sarkozy, je ne peux pas rester cinq minutes sans faire une allusion à ma femme. Même si ça la gêne, je m’en fous, je dois lui dire qu’elle est belle, qu’elle est là. Je dois dire au monde qu’elle est avec moi. Quand elle est absente, que je suis avec des amis. J’ai toujours un œil sur mon cell phone. Tu attends un message ? ils me demandent. Oh non pas vraiment, ma copine quoi, elle m’écrit toujours pour dire qu’elle m’aime.

Comme Sarkozy, quand je me réveille le matin. Que je dois régler des trucs. Je n’ai qu’un intérêt : Elle. Est-ce qu’elle va bien ? Qu’est ce que je peux faire ? Est-elle au maximum de son plaisir ? Est-ce qu’on va plutôt boire un café ou discuter avec les pêcheurs ? Boire un café ? Ok ma chérie. Comme tu voudras. C’est tout ce que tu voudras. Comme Sarkozy, je lui donne tout ce qu’elle voudra. Tu veux rentrer ? Oui. On rentre. On rentre maintenant. Mon travail ? Mais qu’est ce que je m’en fous : Je suis avec toi ma chérie, je m’en fous de ce qui se dit, des quolibets : Je t’aime. T’as apprécié le couscous ?

Comme Sarkozy, je suis le premier à afficher ma détresse, à dire à quel point je souffre de cette relation qui n’a aucun avenir et que j’essaye quand même de sauver. Je suis le premier à me victimiser, à attirer l’empathie, la pitié. Mais je suis le premier, dés le lendemain, à être avec une autre fille, comme si l’autre histoire n’avait jamais existé, comme si cette nouvelle fille était ma norme, avait toujours été ma norme. Et quand on me parle de mon ex, je prends cet air détaché : Mais vous ne vivez jamais dans le présent, vous ? Non jamais ? Collé au passé comme un député nostalgique du Front Populaire ?

Et comme Sarkozy : Si tu reviens, j’annule tout. Je n’ai plus de fierté pour toi. Pour une lèvre humectée, une aisselle mal rasée, un nombril un peu sale, tes serviettes hygiéniques que tu ne rangeais même plus. Ta pudeur que j’avais subtilisé. Si tu reviens, j’annule tout. Les autres femmes n’ont aucun intérêt pour moi, du moins jusqu’à la semaine prochaine. Alors, dis-moi, si tu reviens, j’annule tout. Si tu ne reviens pas, je vivrai une autre passion, j’irai à Disney, je parlerai à Marjorie sur Facebook. Je répondrai aux textos d’Aline. Mais : Si tu reviens, j’annule tout.


Paresse, le ciel est rose

Posté le : 28 mai 2008 | A NerdZ Life | 3 Commentaires »

Les cours s’arrêtent, je ne prends plus le train. Et je n’arrive à rien. C’est terrible.
Le rythme s’est arrêté d’un coup. Je suis très nerveux. La dépression de ne plus rien faire, de trop dormir. Crise d’anxiété. Je n’ai qu’une envie, être en Juillet. Travailler. Me faire exploiter.

A la fête des voisins – j’ai participé à la fête des voisins, ouais, et c’était les retraités qui recevaient les jeunes couples, et moi et un pote pour casser du sucre sur… le voisinage qui n’a pas été invité, j’ai fait ma promotion. Je dois trouver un centre pour mes enfants en Juillet, vous bossez pour la mairie cet été, j’ai entendu ? Vous me conseillez quoi ? Moi. Je vous conseille moi.

J’ai oublié de préciser que je pouvais faire de la garderie à domicile aussi. Non déclaré, et pas plus de 20€ la journée+soirée : Si ils ont une connexion wifi et/ou Canal Sat. 50€, si il y a juste les enfants et une dinette Fisher Price.

La dernière fois que j’ai pris le train avec elle. Elle avait l’emploi du temps de son école : Un truc privé dans Paris. Je n’ai pas réussi à retenir le nom. Puis, j’ai vu le dernier épisode de la saison quatre de House, cet après-midi. Et j’ai fait une sieste. Et je me suis réveillé. Avec le nom de cette putain d’école en tête. J’ai cherché sur Facebook.

Marjorie. Elle s’appelle Marjorie. Et pas Eve. Maintenant, j’hésite. Un message ? Un poke ? Inviter toute sa friend list à part elle ? Changer mon nom sur Facebook, m’appeler Michel Fourniret, l’inviter et lui faire apprécier la quintessence de mon ironie post-moderne ? Ma vie avait arrêté d’être une feuilleton depuis Février.

Le bracelet brésilien tissé par mon ex, que je gardais au poignet, s’est rompu à l’instant.

Je vais aller marcher.


Les 30 dernières minutes

Posté le : 28 mai 2008 | Addikted | 0 Commentaire »

Heart – Magic Man
Nadia Oh – I got your number
Siriusmo – Femuscle
Pryda – Pjanoo vs Cuizinier – C’est pour mieux gagner
Her Space Holiday – My Girlfriend’s Boyfriend (RedBulled)
Sugababes – About you now
Wiz Khalifa – Say Yeah
MGMT – Time to pretend


Aimez moi, je sors de ZEP

Posté le : 26 mai 2008 | A NerdZ Life | 2 Commentaires »

ok. Just takin some drugs with high school girl from STI Arts Appliqués this afternoon. In my dreams, I guess : I slept. Speaking in English with her. About life & our work. She told me that I look like Cristophe Willem, all the world is saying this fucking thing. Three years ago, I looked like Raphaël or Benjamin, from the band : Kyo. Yeah. I got a media physical, I think. A typical french singer look : Half-bohème, half-gay ? Don’t really know.

This is holiday. Now. Don’t have stress anymore. This summer, I will entertain the city’s child. My favorite summer job. I love kids : Mirror of me. I love kids, not like R Kelly. Or maybe if the girl is Louise Grinberg. Im like Fredéric Beigbeder in Le Grand Journal : The girl is almost fifteen but I don’t care, I’m in love. Russian novel. Louise Grinberg is pretty & she knows that, but she doesn’t know how hide this angelical face. This is a problem for her : All the boys are in love. The men, too. The world want a relationship with Louise Grinberg. She’s like a best friends little sister.

Sinon, je vais pouvoir me masturber main dans la main avec les médias jusqu’à la sortie de Entre les murs. Je vais pouvoir insister encore sur le fait que je sors de ZEP. Que j’ai appris l’amour avec Musset, en ZEP. Que je n’ai pas oublié quand Malika n’est jamais revenu d’Algérie après l’été 99, toujours en ZEP. Que ma prof de Français nous aimait, mais sa grossesse nous a privé d’elle. Je vais pouvoir dire que la meilleure chose arrivée dans ma vie c’est la ZEP, même si c’est faux. Je vais pouvoir dire que j’ai été le mec le plus collé dans la classe. Une cible facile, je n’étais pas du genre à péter un rétro. J’étais juste insolent. Je ne comprenais pas l’intérêt de s’attaquer à la voiture des profs : C’était une marque de faiblesse. Je préférais faire le malin devant eux : C’est grâce à ça que je gère les jurys maintenant.

Je n’ai lu que deux livres en ZEP : La bibliothécaire de Gudule, On ne badine pas avec l’amour de Musset. Après celui là, j’avais tout lu.
Ensuite, un peu avant le brevet, je suis tombé par hasard sur Nicolas Rey, mais je n’ai pas osé en parler à ma prof de français. Je me trouvais déjà suffisamment mignon, pour en plus me vanter que je lisais des romans, des prix de flore, que j’étais passionné par la nouvelle scène littéraire, par les sandwich aux rillettes. Les petites bourgeoises qui offrent leur petit trou. Ma meilleure note en Français, avait été un exposé sur : Défendre ce que l’on aime. Je l’avais faite sur Fatboy Slim : Norman Cook, dj et producteur, mélange le rock et la musique électronique et est le chef de file de la « Big Beat ». Il utilise des samples qu’il rejoue dans des machines modernes… J’avais eu Quatorze.

Ensuite, j’ai quitté la ZEP. Et en Français, je ne pouvais plus parler de Norman Cook.


Spát

Posté le : 26 mai 2008 | A NerdZ Life | 0 Commentaire »

Hier.
23:23:54 Aline: je te dis merde pour demain
23:23:59 Aline: (je pense fort à toi)
23:24:13 Marc: (Ah ?)

Aujourd’hui.
Je dors. En Tchèque. Le Jury ? Convaincu. Je suis fait pour ça : Les oraux.
A la fin, un des mecs m’a proposé des plans d’expos multimédias branchouilles. Vu que j’avais l’air plutôt branché art & multimédia. J’ai pris mon air concerné, et lui ai fait répété le nom de ses expos. Deux fois.

Je ne les ai pas retenu.

Il y avait deux hommes et une femme dans le jury. Je donnais les dossiers au mec, au centre. Les gros dossiers A3. Il les ouvrait, les étalait sur la table. Moi, bien inséré dans ses yeux, j’ai insisté sur mes démarches graphiques : C’est lui qui a fait le logo de notre école. J’allais pas déconner. A gauche, l’autre était plus branché multimédia : Autechre, Youtioube et Macromedia Flash. C’était moi, la trentaine, avec les cheveux longs, une bedaine. La fille, à droite, je sais pas, je crois qu’elle était graphiste. C’est quand j’ai présenté mes prototypes de plaquette que j’ai focalisé sur elle. Elle hochait la tête avec intérêt, et elle a fait quelques compliments quand j’étais au summum de ma branlette. J’ai conclu avec elle. Professionnellement.

Je vais me lancer en Freelance dans la vente de moi. Je me vends tellement bien. Quand je parle, je me fais penser à Mary Poppins : Le dernier truc que je viens de sortir semble imposant, mais j’en ai encore un, encore plus énorme, dans mon petit sac. Bien installé au fond, il sort toujours au bon moment.
Je m’over-rate à la perfection. Comme Steve Jobs et ses produits.
Cette aisance dans ma vente : C’est la compensation divine à mon exécrable vie sexuelle.