Posté le : 20 mars 2008 | A NerdZ Life | 3 Commentaires »
Ce matin. J’ai dessiné des cartels pour un musée avec toujours un doigt sur le MacBook. Ouvert des sites pornos pour prouver à une fille que c’était facile de visionner du creampie à 10 heures du matin sur le wifi non sécurisé de l’école.
Et sinon, tu te rappelles de ma copine là, la tarée, que t’avais vu à la soirée de machin avec la copine de truc, ou c’était peut-être pendant qu’on travaillait sur le projet du truc là, tu vois ou pas ??? J’ai répondu « Non, attends… Je… Non » mais je me rappelle parfaitement de sa copine machin. Ah ouais, tu vois pas, vraiment ? Non parce qu’elle t’a trouvé mignon et machin… Elle voulait te revoir pour te connaître un peu plus… Enfin voilà quoi, ça te dit ? Je me rappelle d’une brune fausse fofolle qui parlait un peu trop pour rien et surtout qui essayait de se faire remarquer. Je l’avais coché dans « Fille sans confiance, plan cul possible, à ne pas trop ébruiter ».
Elle était plutôt mal habillée et je me souviens surtout de ses dents. Son visage, je ne sais plus trop. Je suis fasciné par les lèvres et les siennes se touchaient rarement, se rencontraient jamais, comment pouvaient-elles rencontrer les miennes ?
Sa bouche était toujours ouverte, des sons en sortait, je n’y faisais pas attention. Ses dents n’étaient jamais recouvertes, je n’ai pas eu besoin de les découvrir. Elle avait des dents de fumeuses, un peu dans tous les sens. Je n’ai que cette image d’elle aujourd’hui en tête. Et une pensée. Je m’étais demandé si l’hygiène de ma bite correspondait à celles de ses dents. Si on était buccalophalique correspondant. Si j’étais buccalophalique dépendant. Enfin je te dis ça, mais je t’en reparle ce soir si tu veux, sur MSN. Ouais, on verra hein, parce que là, enfin tu vois quoi.
Mes histoires les plus longues ont toutes commencé par un Ouais, on verra hein, parce que là, enfin tu vois quoi et une pinte. Il manque la pinte.
Posté le : 20 mars 2008 | A NerdZ Life | 1 Commentaire »
Absurdistan de Gary Shteyngart commence sur Ass N Tities de Dj Assault. Et j’en parlais justement à Mélodie ce matin. Je lui ai parlé de Dj Assault et de Strutter sur MTV, de pourquoi j’étais aussi vulgaire. On apprend à se connaitre avec la Mélo. Mais le truc que je préfère chez elle, c’est qu’on se voit qu’une fois par semaine, dans le train. C’est amplement suffisant.
Gary Shteyngart enchaîne sur la circoncision de son héros et c’est très habile. Et très naïf. Faussement naïf. Donc très juste.
Moi j’ai chanté Acceptable in the 80′s toute la matinée en déplaçant des blocs sous InDesign. D’ailleurs, je cherche un stage en Infographie/communication visuelle pour le mois de juin – J’utilise tous les moyens à ma disposition pour trouver ce stage. J’aurais tendance à chercher dans les maisons d’édition, petites ou grandes, d’abord. Pour élargir ensuite à tout et n’importe quoi. Si vous avez des contacts de petits studios/maisons dans le graphisme prêts à prendre un stagiaire, je vous promets ma gratitude et un poke éternel sur Facebook. Mon C.V. est prêt, ma lettre de motivation interchangeable est écrite dans ma tête. N’hésitez pas. Au secours.
Je n’ai pas eu l’opportunité de faire ça au Salon du Livre : Démarcher des maisons d’édition pour ce stage trop court. Le timing n’était pas bon. Voilà mon plan de vie super secret :
- Finir ce que j’ai à faire dans le graphisme : BTS Comm Visuelle ou le truc en dessous pour branleur, avec de l’infographie, exclusivement.
- Continuer à bosser dans l’animation, en saisonnier, mais en tant que directeur adjoint. Histoire d’entretenir des relations sexuelles avec des filles de 18-19 ans, animatrices. Leur éjaculer sur le visage.
- Entrer dans une maison d’édition et travailler plus qu’on me le demande jusqu’à ma première dépression.
- Avoir une relation sentimentale avec Clémence Saint-Preux.
- Finir mes manuscrits (écriture, mise en page), en poser nonchalamment dans la maison dont je suis le nouveau graphiste. Si c’est un éditeur inintéressant : Se prostituer chez les autres. Le but du boulot : Avoir des contacts. Un maximum. Écrivain, éditeur, imprimeur, pornographe.
- En plus du graphisme, faire de la pige, écrire un maximum de n’importe quoi à vendre n’importe où, à n’importe qui. Manger.
- Avoir de quoi faire vivre une personne de plus que moi. Trouver un sexe féminin compatible et junkie. Lui faire une fille, l’appeler Chloé ou Chloë. Divorcer ou proposer l’overdose à ma compagne. Gagner la garde totale.
- Profit.
Sinon, j’ai quelques trucs en préparation pour ZeDeathTouch.Net. Il reste dix-huit jours avant le bouclage. Et j’aime assez ce qui se passe.
Posté le : 17 mars 2008 | A NerdZ Life | 0 Commentaire »
Ce matin, je me suis assis à coté de l’allumette. Pas pu voir ce qu’il y avait sur son iPod. Elle a fermé les yeux et a fini sa nuit. Mais j’ai ouvert les miens et choppé un torticoli en essayant de la détailler. Quand on est arrivé Gare du Nord, j’ai failli lui faire un bisous sur la joue pour lui dire que c’était le terminus. Elle avait la peau super douce. Je ne l’ai pas touché, mais de là ou j’étais, elle avait la peau super douce.
A midi, j’ai mangé avec une cinéaste. Enfin, elle a une licence en cinéma. Enfin, un truc à la fac avec du cinéma dedans. On a échangé nos avis éclairés sur des films que l’on n’a pas vu. Que l’on va télécharger. Et c’est du bacon sur le pain du CBO ?. Semblerait.
Après je suis parti. Je devais acheter des trucs : Du carton plume. Je commençais à organiser mon après-midi quand j’ai vu l’affiche SALON DU LIVRE dans le métro. J’ai surtout vu gratuit pour les étudiants.
Porte de Versailles, je n’ai même pas réalisé que j’y étais. J’ai présenté ma carte étudiant, la fille elle a fait ok, et c’était Disneyland. J’avais le plan, fallait choisir le rollercoaster. Justement la musique dans le baladeur : You’re just about to listen to… The Rollercoaster mix… La Onzième Marche. Agoria. Souvenir du Lycée. Des lycéennes, il y en avait plein. Elles parlaient forts et posaient des questions que je rêvais de poser.
J’ai fait trois ou quatre fois le tour du salon en caressant ma carte bleue. J’ai vu Marion Mazauric, éditrice au Diable Vauvert, et je me suis dis que bientôt ce sera elle qui racontera, sur son blog, qu’elle m’a vu. Je suis redescendu de mon trip devant le stand du Figaro ensuite. Une commerciale montrait son nombril, mais ce n’était pas forcément un truc prévu par le Figaro, ça. J’adore la maison P.O.L. Je leur ai pris trois catalogues parce que j’adore leur identité visuelle. Quand j’étais plus jeune, mon frère avait acheter « Truismes » de Darrieussecq et je le posais près de moi sans le lire, tellement je trouvais le livre, l’objet, beau. J’ai eu une pensée pour Guillaume Dustan. Il y avait une fille chez P.O.L, un haut orange, elle lisait un manuscrit. Et je suis tombé amoureux. Je n’ai pas voulu lui dire comme ça, pendant un salon, trop vite, entre deux libraires affamés. Alors je suis allé au stand du groupe La Martinière pour me calmer. J’ai acheté « Absurdistan » de Gary Shteyngart à une MILF qui venait de replacer son gloss.
Un stand d’éditeurs qui parlaient de chasses, de natures… Les deux intervenants s’ennuyaient. La fille, en tailleur stricte, m’a souri. J’ai fui. J’ai trainé autour des auteurs en dédicace. Surtout ceux qui n’avaient personne, que personne ne connaît. Le regard perdu de ce mec, la quarantaine, les cheveux sur la nuque, grisonnant. En quarantaine. Je voulais le prendre en photo, mais je n’avais pas mon Lumix. J’avais à la fois énormément de pitié et d’admiration pour lui. Il buvait son Perrier et la bouteille était bien entamée, sa détresse aussi.
Sur Radio France Bleue, Hervé Villard disait qu’il aimait les métaphores. Inintéressant. Je ne regardais que le jean arraché de l’animatrice qui ne correspondait pas à sa voix bourgeoise. Je peux aussi dire : Je ne regardais que le jean griffé de l’animatrice qui s’animait en symbiose avec sa voix de la petite bourgeoisie. Sur RFI, une chanteuse qui n’a pas pu chanter à cause de l’alerte à la bombe, nous tournait le dos et regardait son traducteur, fatigué. Je suis allé voir les bds ensuite. Je voulais acheter tout Lisa Mandel chez Glénat, mais 9€40×4… J’ai préféré feuilleter. J’ai fait ma tournée des éditeurs indépendants cachés au fond. Et les mecs étaient sympas, semblaient sympa : J’écoutais le baladeur.
Quand j’ai quitté le salon, j’avais mal aux jambes.
Dans le métro, j’ai soufflé. Demain, Louis Lahner fait une nocturne avec tous ses potes (Nicolas Rey, Foenkinos, etc). Je vais dormir.
Posté le : 13 mars 2008 | A NerdZ Life | 3 Commentaires »
Je suis en week-end le jeudi soir, moi. Mais le jeudi matin, c’est souvent là qu’il y a les plus grosses deadline. Toutes les trois semaines depuis le début de l’année, ma nuit du mercredi à jeudi est blanche. Et grise. C’est le Diet Coke.
Ma journée du mercredi commence à 7h35 sur le quai avec la Mélo. La Mélo ? C’est Mélodie, une bisexuelle convaincue de dix-sept ans. Elle ne me convainc pas, moi. Sur sa bisexualité. La Mélo, elle parle beaucoup et parfois j’ai l’impression qu’elle est plus agée que moi. Sauf quand elle dit « trop ». Elle dit toujours « trop ». Elle utilise trop le « trop ». Ah ui ce film, il est trop bien. Ce, il est, trop. C’est comme ça qu’elle construit une phrase, Mélodie. Elle a une culture cool, altermondialiste, un peu trop tourné sur les « pays en émergence » qu’on étudie en seconde au lycée. Le Brésil, par exemple. On croirait qu’elle est allée au Brésil mais elle a juste vu ce film, là, sur les favelas qui fait pleurer toutes les filles arty. Moi quand on me parle du Brésil, je parle de Vanessinha do Picatchu. On est passé devant la pub Voyagez en Islande, elle a dit »J’aimerais me baigner dans des sources d’eau chaude ». Alors j’ai regardé ses seins.
On se quitte à République et elle a sa petite tradition Mélodie. On se fait la bise avant que le métro s’arrête. Sinon c’est trop compliqué avec le monde. Moi je déroule les fils de mon baladeur quand on se fait la bise.
Le mercredi soir, en général, je bois du Coca. Vers 20h, je siffle le premier 33cl. Après, je scan, j’imprime, je vectorise, je scan, j’imprime, je bombe, je colle, je replace, j’imprime, je rescan, je recommence, je baille, je finis le second 33cl. Je regarde, je me masturbe sur ce que je fais, je réfléchis à une mise en page, j’improvise, je scan, j’imprime, je youtube, je wii sports. Je colle. Il est 6h, la suite Adobe fait ramer le mac, Siriusmo a tourné 137 fois pendant la nuit. Ma mère entre dans ma chambre, elle me propose un chocolat chaud, je refuse. Puis il est 7h35. Mais le Jeudi, il n’y a pas la Mélo. Il y a cette blonde de quarante ans, environ, je la vois souvent. Elle est fausse. Sa blondeur. Ses cheveux sont toujours placés au millimètre. Même ses poupées, petites, elle ne les coiffait pas aussi bien : Elle fait cela avec une minutie coupable. J’aimerais être son amant. Chaque fois que je la vois sur le quai, je reste à proximité, avec l’envie de lui dire qu’elle est belle. Je pense à l’enfant qui le dit à sa mère : Avec maladresse.
Elle est petite. Elle se met toujours sur la pointe des pieds et lève le cou en l’air en cherchant des yeux. On ne sait jamais ce qu’elle cherche. C’est un geste de petite blonde ça, depuis tout petit je les regarde, elles font toujours ça : Se grandir. Même les fausses. Elle cherche toujours, là. Sûrement moi, car elle s’est arrêtée maintenant que nos yeux se sont croisés. Non, ce n’est pas moi, elle a une copine, une autre fausse blonde, elle n’était pas là ce matin. Alors j’ai profité d’elle en chantant Calvin Harris dans mon oreille. Nah I don’t care what you dress like. Or what you wear. But please make sure, babe, you’ve got some colours in there. Nah it’s all very well stepping out in black and white. But you’re no girlfriend of mine. If you’re doing that right.
Dans le train, je me suis endormi. Et je ne me suis pas réveillé pendant la journée. Pourtant, j’ai le souvenir d’avoir beaucoup parlé. Comme les clochards, bourrés, du quartier que je croise la nuit quand je rentre, moi aussi bourré.
En vrac, j’ai LaRobe de be.ez pour habiller mon MacBook. Et le retour de Zedeathtouch.net en mensuel. Je vais concocter des petits trucs. Je suis pas trop inspiré encore, mais je me connais.
Ma journée du mercredi a commencé à 7h35 et s’est finie jeudi à 22h40, avec Don’t Go de Yazoo.
Posté le : 11 mars 2008 | A NerdZ Life | 3 Commentaires »
République, 18h15. Une annonce : Les accès pour la sortie place de la république ont été fermé en raison d’une manifestation. Un long râle communicatif suit l’annonce. Caramel dans les oreilles, je ne l’entends pas clairement ce râle. J’ai des vertiges, c’est à peine la rentrée et je manque déjà de sommeil. J’ai l’impression que la musique ralentit. J’aime les fins d’après-midi, ça ressemble à la codéine. Dans la poche de mon manteau, un roman. Mort et vie d’Edith Stein, par Yann Moix.
Je repense à Marie-Clémence. Neuf ans. Elle allait se faire baptiser, elle m’avait confié. Et je n’ai pas su quoi lui répondre à part « C’est génial ». « Moi je suis confirmé », j’ai ajouté bêtement comme pour lui prouver que j’étais : Un grade au dessus. Toujours faire sentir qu’on a la plus grosse, dérèglement typiquement masculin. Mais se faire baptiser, avoir conscience que l’on va se faire baptiser, se rappeler de son baptême autrement que par des photos où l’on se voit, moutard : C’est une chance. Edith Stein s’est fait baptiser le 1er Janvier 1922. Et j’aime ce que dit Yann Moix : Edith Stein avait choisi comme jour de son baptême la fête de la Circoncision de Jésus. En effet, Jésus a subit une posthectomie. On a enlevé le prépuce de sa verge. Le prépuce de Jésus était un repli de peau qui recouvrait et protégeait le gland de Jésus. L’absence de posthectomie, chez Jésus, aurait pu exposer Jésus à des difficultés urinaires et sexuelles, à des infections et des inflammations de la peau du prépuce, du gland et du méat urétral. Passez du baptême d’Edith Stein au possible paraphimosis de Jésus, j’aimerais que ce soit mon métier plus tard. Mais pour en arriver là, il faudrait d’abord écrire un « premier roman prometteur ».
… Et qui je retrouve ? Un alcoolique. Une prostituée. Et une femme flic. Et le gendarme de Saint Tropez, qui fait du naturisme, écrit un livre sur le communisme. Il est bourré ! De trouvailles visuelles… Ils ont dit que l’album de NIN, celui qu’on peut avoir gratuitement, ressemblait à Selected Ambient Works de Aphex Twin. Alors je l’ai téléchargé, gratuitement, et ça ne ressemblait pas du tout à Selected Ambient Works de Aphex Twin. Alors j’ai remis dans la platine Selected Ambient Works de Aphex Twin, qui lui, sonnait ainsi.
C’est mon père qui vient me chercher à la gare tous les soirs. Il est toujours à la retraite mon père, ça n’a pas changé depuis la dernière fois. Il perd la vue, mon père. Tout lui devient flou : La télé, ses enfants, sa femme, le vin. Sa solitude. Son diabète. Surtout : La route. C’est ce qui m’inquiète le plus quand je monte dans la voiture. Mon père, il ne conduit plus, il vise. En bon artilleur à la retraite, il vise bien. C’est pour ça que je suis inquiet mais que je n’en donne pas l’air, j’ai toujours eu (une) confiance (aveugle) en l’armée française.