Posté le : 15 février 2008 | A NerdZ Life | 1 Commentaire »
Tu essayes de te faire désirer. OK. Alors que tu laisses à désirer. C’est vrai. Si t’as cru que ça me faisait délirer. Chérie, chérie, désolé, tu t’es fait des idées. Bébé. J’ai déjà du mal à me décider. OOH. S’il te plait évites de m’épuiser. Ouh. Bien, je fais semblant d’aller pisser et j’en profite pour m’éclipser. Teki Latex sous auto-tune.
J’avais bien préparé mon oral. A moitié endormi dans le train, puis à moitié endormi en écoutant les brunettes timides passées devant moi qui enchaînaient les je sais pas et les euh… peu confiant. Moi j’avais réussi à me convaincre de mon argumentaire rempli de mauvaise foi. Un peu comme quand j’écris ici.
J’aime tellement la pression et la fatigue. J’espère sincèrement que mon boulot sera un truc avec énormément de pression, de dead line improbable, du Adobe toute la nuit. Et des créas en jean slim, lunette Dior, qui mange la gomme de leur crayon. Snob.
Par contre, quand tout retombe, que tu débrieffes avec elle entre trois micro-sommeils. T’as cette putain de carence en affection et tu ne peux rien faire. Bosser comme un porc, c’est aussi avoir une bonne raison de ne pas la voir, de ne pas lui parler, de l’oublier.
Dimanche en huit, je pars au ski. Anim en colo. Je vais toucher 218€ pour la semaine. Avec un jour de congé. Le lance pierre. Par contre accès illimité aux pistes, mais il parait que j’aurais des petits de 7-8 ans à gérer aussi. L’aide soignante (A.S) de l’équipe est assez mignonne. Une future instit’. En général, les futures instit’ sont les profils de filles avec qui j’ai plus de chance de me marier.
Là, j’en connais une autre d’instit. Je pourrais déjà me marier avec elle. Ouais, vivre chez elle, écrire des romans, lui dire T’inquiètes je vais bientôt être publié, mais pomper son salaire pour le gambler sur le net, j’irais chercher nos superbes enfants métisses à l’école, et on serait tout le temps en vacances. Ouais, mais non, jamais je ne voudrais d’une belle mère antillaise, ni d’une femme qui tchip quand on monte dans le bus. Faut que je trouve une instit à mon goût. Les instits sont les femmes avec qui je pourrais me marier, car j’oubliais toujours de les regarder quand j’étais au lycée : Pas assez jolie et confiante pour le commerce ou le théâtre, pas assez sérieuse et ambitieuse pour le diplôme d’ingénieur ou Science Po. Simple et organisée : Instit. Je crois que je pourrais bosser à l’Onisep moi.
Elle habite Paris, cette aide-soignante. Pratique. Quand elle parle, tous les muscles de son visage se tordent. C’est assez mignon. Elle a un regard instinctif, et un rire ignoble. En général, j’aime faire rire. J’ai regardé ses bijoux, sa main gauche, ses colliers. Aucun signe d’homme sur elle. Son jean était un jean haut, peu sexy. Elle m’a plu car elle était stricte quand elle briefait l’autre A.S, beaucoup plus âgée qu’elle.
Je voulais qu’elle me parle aussi avec cet air sérieux. J’aurais pu passer la nuit à l’écouter me parler de fiches sanitaires et d’allergie à la noisette. D’ongle à couper et de pipi au lit.
J’ai pris la tranche d’âge la plus basse, car ce sont eux les plus drôles. Et surtout parce qu’ils sont souvent malades et presque dépressifs en colo (loin de papa/maman), alors je les enverrai chez l’A.S. accompagnés de petits mots d’amour. Ça la fera juste sourire au début. Mais quand le mur de l’infirmerie sera rempli, peut être nous le ferons. L’amour.
Posté le : 14 février 2008 | A NerdZ Life | 2 Commentaires »
Elle est arrivée à midi avec un Kinder Surprises. Et bon anniversaire. Elle m’a raconté sa vie, présenté son exposé, ce qu’elle a fait la semaine passée. Le vernis sur ses ongles finissait de s’écailler, et c’était la première fois que je la voyais avec du vernis, l’artiste. On a recommencé à rire ensemble, partager nos derniers trucs. Et c’était comme si on rattrapait un peu le temps perdu dans ces gamineries improbables.
Je plains ses futurs copains. La proximité et la complicité qu’on l’on entretient malgré tout serait inacceptable pour une majorité de futurs cons. Dont moi. En espérant qu’elle ne rencontre jamais la minorité.
Ce soir, c’est nuit blanche. Demain j’ai un jury à dix heures. Une maquette à faire tenir debout. Des planches de croquis à mettre en page. Des croquis à réaliser pour les mettre en page. Un argumentaire de cinq minutes à me coller dans la tête. Du Coca Light au frais. Un MacBook avec dix jours de musique. Un petit porno pour le lever du soleil, inonder mon esprit d’images malsaines. Les endorphines libérés dans mon corps valent tous les anxiolytiques du marché.
Posté le : 13 février 2008 | A NerdZ Life | 1 Commentaire »
Morve sur les draps, les joues, les doigts, mélangée à tous les sentiments débiles qui trainaient dans mon corps. La dernière fois que j’avais pleuré comme ça, c’était quand ma mère m’avait foutu la tête dans l’évier rempli, tellement j’avais eu un comportement de con.
Et je l’ai appelé hein. C’est le commentaire de Julie qui m’a décidé. C’est vrai. Dur à l’avouer, mais vrai. Celui qui a suivi aussi. Et quelqu’un d’autre de secret. Et quel commentaire : Faudrait peut-être lui dire que tu l’aimes, hein, trou du cul. Personne n’y avait plus pensé, même plus moi.
Elle a dit Allo. J’ai dis « Je ne peux plus jouer »…
La suite, on l’a connait. Le truc s’est bien sûr arrangé. Il va juste falloir que je prenne un ou deux jours là, hors du cadre scolaire, pour ravaler ma fausse haine – Je ne m’en suis pas excusé. Et admettre enfin l’avortement tellement précipité, (aussi précipité que sa conception), d’une relation si prometteuse.
Un peu plus tard, je lui ai dis Je pense que c’est le petit espoir entretenu, comme quoi la relation amoureuse puisse continuer un jour, qui a créé tant de tension et gaminerie. Maintenant que je suis sûr qu’il a disparu, il faut juste que je me prenne en main à ma manière, que je pose des « congés ». J’ai fait les guillemets avec la main qui ne tenait pas le combiné.
En italique parce que ce n’était pas vraiment moi qui parlait là. J’ai tellement menti encore. Car le petit espoir il s’est justement relancé après cette discussion de deux heures.
Maintenant que les tensions vont se retirer, que j’ai « officiellement » fait le deuil, blablabla… Que j’ai lavé mon cerveau comme dans un scénario de Michel Gondry. Les sentiments entre nous, et ils sont encore là, vont enfin devenir sain. Et ça, c’est je crois la seule chose qui manquait entre nos lèvres : De la raison.
Alors je vais reposer le truc en plusieurs étapes : Distance physique intelligemment orchestrée et accompagnée d’appel téléphonique hors contexte scolaire et pas trop régulier. Recréation de l’ambiguïté physique. Léchouille. Sexe. Rupture. Larmes.
Non, c’est une blague. Je vais juste recommencer à me laisser vivre, comme avant de tomber amoureux. En général, c’est comme ça que l’on vit le mieux.
(Ps : La situation entre les filles et Elle est toujours aussi pourrie mais j’ai retourné la situation et pris la position Suisse)
Posté le : 10 février 2008 | A NerdZ Life | 1 Commentaire »
Me déchirer la tête avec du rhum, c’est ce qu’il me manquait.
Deuxième jour des portes ouvertes. J’ai parlé à des lycéennes intéressées et super jolies. Je leur ai parlé de ma vie, des travaux, des nuits blanches, elles ont ri, m’ont aimé et sont parties.
Fille (4) est venue avec sa mère. Ué je vais pas rester, Marc. Finalement elle est restée. Sans sa mère – Plus tard dans la nuit, quand l’alcool a commencé à me monter à la tête, j’hésitais entre lui envoyer des sms ou insulter Elle. Deux preuves d’amour. Finalement je n’ai rien fait.
Surtout que je n’ai pas le numéro de Fille (4). C’est dans ma stratégie de charmeur ça. Ne jamais demander le numéro aux filles qu’on peut voir tous les jours : Ceux qui envoient des sms, et cherchent à donner un coté exclusif à la relation alors qu’il n’y a aucune raison, sont des losers. Et puis c’est mieux de ne pas avoir les numéros, ça permet de discuter, sans radoter un truc écrit en texto, quand on se voit de vis à vis. Au final, elle le demandera pour « qu’on » organise une petite soirée posée tu vois.
Même avec Elle, je n’ai jamais demandé son numéro. C’est elle qu’a voulu, trépignante. Ouais j’aimerai t’envoyer des blagues, file ton numéro. J’avais adoré son prétexte. Dans le TGV qui l’amenait chez son ex, elle m’envoyait ses conneries. Je les ai encore ses putains de sms. Maintenant qu’elle me déteste, je les lis à haute voix et je ris.
Bon je vais être en retard à ce putain d’anniv. C’est Fille (4) qui parlait On se casse ? Elle a passé la journée avec moi, a voulu que je m’incruste à cet anniv, puis a pris des nouvelles sur Elle. Je lui ai dis « Mais on s’en fout de Elle, elle a juste la haine ». (4) a dit Ouais. Finalement, on s’est séparé, bisous/bisous, je suis rentré, ai assisté à une repet’ d’un pote, ai filmé ce truc, c’est sur mes cartes sd qui traînent dans ma chambre.
Je suis (encore) (encore) rentré avec Fille (4), je crois sincèrement que ça va mal finir tout ça. Je vais aller dormir.
J’aime être détesté. J’aime ne pas dire à quel point j’étais mal hier soir. J’aime détester. J’aime les relations humaines.
Posté le : 9 février 2008 | A NerdZ Life | 0 Commentaire »
Ouais, je m’attendais au mail haineux qui allait arriver dans la semaine. Du genre « c’est ça, évite moi, laisse moi m’isoler ». Je m’y attendais pour la semaine prochaine, pendant le workshop. Mais… Elle a déjà craqué. Elle a écrit ce truc, que j’ai lu indirectement. Elle blesse. Elle me blesse. Elle est vénère. Tout est en relation avec les articles précédents. Je vous laisse lire. C’est mon cadeau d’anniversaire.
j’apprécie ma solitude, que je préfère souvent à la compagnie des autres,
parce que souvent je préfère être égoïste, je préfère que ça soit facile,
je préfère être tranquille, pour éviter de supporter les gens qui sont agaçants, parce qu’ils croient tout savoir, parce qu’ils se permettent de juger, de stéréotyper, de généraliser, et pour ça, bah oui, je m’isole.
honnêtement, je perds quoi ?
ben je gagne, plutôt.
mais eux aussi, dans un sens, parce qu’ils gagnent quelques lignes sur un blog fantôme.
on sait pas ce qu’on fait quand on va trop vite, et la plupart du temps, on fait n’importe quoi. alors c’est la panique. on le sent très bien, ainsi que la tension qui commence à s’installer. puis, là, on essaie de s’adapter à l’autre, on veut parler en fonction de son humeur, on veut répondre selon le ton de la question. mais du coup, on l’admettra, on n’agit pas de façon sincère. et puis ça agace. alors on souffre, parce qu’on le ressent aussi, qu’on agace. alors on sait plus quoi faire, on sait plus quoi répondre, et on finit par ne plus rien répondre, ne plus rien dire du tout.
eh ben je dirai que ça me va, qu’il y ait plus rien du tout. puisque tout est perdu, tout est gâché, puisque y a déjà pratiquement plus rien autour, je vais profiter de ma solitude. et là, ça me fera du bien. je le veux, c’est ainsi, c’est comme ça, c’est tout. personne changera rien. per-sonne.
je vous emmerde, de très haut.
Je laisse mon entourage scolaire commenter. Témoins neutres : nan mai je la trouve dur la, c importe koi sa va pu du tou, fo kel assume se kel fai, elle peu pa te rejeteer et apré ten vouloir davoir de la compliciter avec dotre.
fai kom si ke tavai rien lu
c une petite vengeance, un peu dur dailleur, mai marc sérieu te pren pa la tete, jpense pa kel le pense vraimen, c juste pour te faire réagir
Elle parle comme une gamine qui a perdu sa sucette. C’est beau de grandir en direct.