"Send"
Posté le : 30 janvier 2008 | A NerdZ Life | 3 Commentaires »Aujourd’hui, il s’est passé plein de trucs. Vraiment plein de trucs. Et j’ai vu des gens de la classe à qui je parlais peu, compatir pour moi, une fille presque pleurer parce qu’elle voyait que j’allais mal. J’ai pas compris comment elle pouvait être autant touchée par ces histoires à laquelle elle était totalement étrangère. Aujourd’hui, ma journée se termine sur ce mail et je débranche mon cerveau. C’est fou comme ça parait « mélo » quand on lit avec un regard extérieur, mais putain c’est fou comme ça fait du bien.
Le mail :
On ne peut plus se parler. Je me suis laissé croire que c’était parce que « j’admets jamais rien » comme tu peux le dire. Mais je crois qu’il y a d’autres trucs à dire à part ça. Sérieusement.
Euh… Je ne sais pas ce que j’ai fait. Je ne sais pas si tu transfères tous tes ressentiments pour D. sur moi (c’était l’affection que tu transférais au début). Si tu m’en veux d’un truc, je ne sais pas. Je ne sais pas ce que tu ressens, ou t’en es aujourd’hui. Tu ne me le dis jamais clairement. Parfois, je me dis que j’ai même pas envie de savoir. Mais c’est faux.
Par contre, il y a des trucs que je sais. Moi je m’en veux. Je m’en veux finalement d’avoir gâcher ton histoire avec lui, d’avoir précipiter les choses. Je m’en veux de ne pas avoir réfléchi, d’avoir cru que s’aimait allait être simple, qu’on pouvait maintenant se laisser vivre à la manière qu’on commençait tout juste à construire. Je m’en veux d’avoir gâché notre histoire aussi. Je m’en veux de t’avoir embrassé, si tôt, si vite. Tes lèvres me manquent maintenant. Je m’en veux de m’être autant ouvert à toi, d’avoir été aussi confiant. Je m’en veux franchement. Je m’en veux aussi de ne pas t’avoir arrêté, ni me m’avoir arrêté non plus : Arrêté de jouer, de me biper, arrêté les câlins, les poke. Car même si je peux donner ma journée entière pour que tu me touches le visage, c’est ce qui finalement après coup, me tue le plus. Et je pleure derrière mon écran rien qu’en voyant défilé le mot « Starbucks »…
Je m’en veux surtout de m’être imaginé grand. Quand tu m’as dit le jour de la rentrée que t’étais pas prête. J’ai été dévasté pour finalement accepter le fait qu’on ne soit pas ensemble. Même le fait qu’on ne sera plus jamais ensemble. Je l’ai totalement accepté et ai cherché à te laisser un maximum tranquille, à éviter de t’embêter en plus de ce que tu pouvais vivre. Sans te perdre pour autant. Mais je me suis senti trop grand, j’ai cru naïvement que j’allais pouvoir revenir comme avant. Rire avec les autres, rire avec toi. M’amuser, travailler sereinement. Je me suis caché à quel point j’allais mal. Peut être par fierté, égoïsme. Quand C. m’a écrit aujourd’hui « ça fait qq semaines que tu vas mal, et le Marc d’avant est comme éteint », j’ai réellement ouvert les yeux et j’ai vu qu’en plus j’étais pas doué pour avoir de la pudeur dans mes sentiments.
Jusqu’à aujourd’hui, tout ce que tu me disais me paraissait vrai. Quand tu disais que j’acceptais rien, que… Bref. Toutes ces discussions qui reviennent sans cesse entre nous : Je te donnais raison. Et pas pour te faire plaisir ou ne plus en entendre parler, mais parce que je commençais réellement à me dire que j’étais nul, que j’avais un comportement de con. Mais quand j’ai vu, aujourd’hui, à quel point toi aussi tu refusais d’admettre, ou même juste d’entendre, ce que je ressentais. Et même pas des reproches : Juste ce que je ressens, ce que je pense. Je me suis dis que c’était trop facile. Je ne peux plus te donner raison, j’en suis arrivé à un point où je trouve ça trop facile de me dire systématiquement « T’admets rien, tu fais ton Marc » dés que ça commence à être houleux. C’est dur de ne plus pouvoir partager rien qu’un sentiment avec toi, après tout ce qu’on a partagé.
Je ne te demande rien, franchement. Peut être juste me dire comment tu vas toi. Je te demande rien de plus. Tu m’as apporté ce qu’il fallait, j’ai toujours essayé moi aussi de t’apporter ce qu’il fallait. Même si ça pouvait être souvent hasardeux et maladroits de chaque côté. Je me suis toujours satisfait de chaque journée avec toi. Les engueulades, les rires, la complicité. Je t’écris juste pour me vider un peu sans que l’on se coupe la parole. Juste mettre un maximum à plat ce que je ressens.
Je t’embrasse.
Marc


et vous