Reproduction sociale & morale, déterminisme à la con
Posté le : 14 décembre 2007 | A NerdZ Life | 2 Commentaires »3 filles – 1 garçon. C’est mon groupe de travail au quotidien. Je suis le garçon. Même si parfois on essaye de me faire croire que je suis peut-être l’une des trois filles.
Ça jase, dans la classe. Alors les filles ont proposé Attends on peut leur faire croire que tu sors avec nous trois en même temps et qu’on est jalouse et tout… Genre tu vois, chaque jour t’es plus proche de l’une que d’une autre… Et on fait des trucs plus suggestifs… J’ai donc répondu : J’ai plus simple, vous me faites l’amour, je filme, je fous sur mon blog… Non… Non ?. Non. Alors on a fait du Photo Booth avec mon Macbook. Ça compense le sexe, ce logiciel. Et je peux foutre sur mon blog aussi. Si j’en ai envie.
Faut savoir que les trois filles avec moi sont LES TROIS FILLES. Tu vois, dans une classe, que ce soit en maternelle, en classe prépa, à la fac, n’importe où… Il y a des garçons et des filles. Mais il ya surtout LES garçons et LES filles. LE garçon et LA fille. Les gens détestables à qui on ne peut rien dire parce qu’ils sont good looking, intelligent, funny et délégué – Ou élu au conseil de gestion. En général, il n’y a que eux dont on retient le prénom quand on regarde les photos de classe. Cette année c’est moi le délégué. L’année prochaine, peut être serais-je le good looking.
Ma relation avec ces filles atteint chaque jour un nouveau point critique. On est de plus en plus isolé tous les quatre. Je suis donc totalement dépendant d’elles. Pour ne pas dire, par fausse modestie, qu’elles sont totalement dépendantes de moi. Nous avons un carnet commun avec les filles. Dessus est noté un nombre incalculable de private joke et de méchancetés gratuites. Cet objet est envié par la classe. Il a même été copié.
Cet objet, je le vois à long terme. Quand l’une des trois se mariera avec moi, il ressortira forcément pendant le repas et sera lu par les invités qui ne pigeront rien. Mais ils seront contents de voir des photos de nous, jeunes, et des dessins fais pendant le midi.
Aujourd’hui, et c’est vous dire notre niveau, on a défini des adjectifs ou nom commun à partir de nos noms ou prénoms. Pour moi Elle(1) – je vais les numéroter, comme chez Electron – a lancé la définition : Désigne une réflexion contradictoire lancée uniquement dans le but de faire perdre patience à son interlocuteur. Exemple : »Non mais le tampon, sous photoshop, on l’a appris en cours, je vois pas pourquoi y aurait un problème c’est évident. » Ce qui est affolant, c’est que cette fille (Elle(1) est aussi connue pour avoir dit que j’assumais mes larmes, ce qui me rendait unique), et je ne la connais que depuis septembre, m’a défini exactement comme je définis mon père depuis dix ans. Je lui ressemble tellement à ce vieux.
Je lui ressemble tellement.


et vous