Le porno, les filles, mon père & l’éjaculation interne
Posté le : 10 décembre 2007 | A NerdZ Life | 10 Commentaires »Le porno, c’est un écran de fumée pour cacher ma vie au quotidien. Avec les filles. J’ai troqué une carrière qui s’écrit sur un Blackberry pour une carrière qui va s’écrire sur les panneaux publicitaires dans le métro. Au quotidien, les filles sont amoureuses de moi, je suis amoureux d’elles. C’est de l’ambiguïté professionnelle. Nous aimer platoniquement permet d’avoir des idées : On est toujours dans l’optique d’épater l’autre pour s’épater soi. Je ne suis pas dans un délire, réellement, on est tous amoureux, mais on est tout aussi asexué. Alors on bosse.
Je suis un garçon unique dans le sens où j’assume ma sensibilité et mes larmes, a-t-elle dit aujourd’hui. J’ai répondu : ouais. C’est super simple d’assumer ma sensibilité, il suffit que je parle de Papa et les larmes montent aux yeux. Des larmes de toutes les couleurs : Tristesse, joie, haine, amour, absence, omniprésence. J’ai un père qui n’a pas quitté ma mère, tout le contraire de la majorité des papas qui ont eu des enfants dans les années 80. Quand j’y pense, il n’aurait jamais pu se barrer, il est militaire. Il ne répond qu’aux ordres. A la maison, les ordres ne viennent pas de lui. On parlera une autre jour d’émasculation.
Je fais partie de ces familles (de plus en plus rare) qui n’ont jamais été décomposé, car elles ont déjà beaucoup de mal à se composer. Je suis toujours ému quand j’évoque mon père, comme un enfant gâté qui quitte Carrefour, en période de Noël, avec juste une boite de Kinder Surprises. C’est jamais assez. Je ne sais pas pourquoi je suis ému, peut être parce que je me suis comporté comme un sale con vis à vis de lui, plus jeune. Parce que je continue d’être un sale con aujourd’hui. Parce qu’il est incapable d’exprimer un sentiment autre que »Je n’aime pas le poisson et le Parti Socialiste, Alexandre Ruiz et Patrick Devedjian ».
Dans une société qui ne sacraliserait pas autant le sexe, je crois que l’on coucherait ensemble. Non pas avec mon père, je reparle des filles, là, au quotidien. C’est dans la continuité de notre relation : Épater l’autre pour s’épater soi. Ces filles sont attirantes, je le suis aussi. Et la découverte de nos plaisirs mutuels nous permettraient de progresser encore en tant que communicant visuel. Cette théorie, il n’y a qu’un branleur comme moi pour la soutenir.
L’éjaculation interne est devenue l’une des pires perversités de la pornographie actuelle.
D’ailleurs sur les sites, elle est toujours bien cachée. Peu en propose. Pourtant l’éjaculation interne (jouir dans une femme) est ce qu’il y a de plus naturel pour l’Homme – si l’on considère bien sûr que la reproduction est encore naturelle, un truc d’actualité.
C’est interdit par Canal+ d’éjaculer dans une femme. Canal+ interdit les rapports sans préservatifs (une bonne chose pour ce qui éduque nos gamins de douze ans), mais cela crée, et le terme est on peut plus dans le sujet, un effet pervers : L’éjaculation interne devient une pratique inavouable que seuls quelques marginaux s’échangent sur internet, comme des vidéos de petites filles battues.
On dit d’une jeune fille qui aime les petites chaussettes et les petites chaussures pour bébé qu’elle a un instinct maternel qui commence à se dessiner : C’est ce qu’entretient notre société materné et sexiste en tout cas. Je ne sais pas si l’on dira d’un jeune garçon qui apprécie les films pornos avec éjaculation interne qu’il a un instinct paternel qui se dessine méchamment.
Je vais inscrire mon blog sur Chez-les-filles.com pour en discuter avec elles entre deux loisirs créatifs… Rassurez moi mesdemoiselles, vous qui avez toujours pu prendre la pillule, qui êtes nés après les lois sur l’avortement et tout ce que le « féminisme » a apporté… Aujourd’hui, affirmer sa féminité, ce n’est pas comme chez-les-filles.com, ce n’est pas coudre trois bonhommes de neige dans de la feutrine ? Hein, rassurez-moi ? Ou alors on a tous bien régressé.


et vous