Vagin

Posté le : 13 novembre 2007 | A NerdZ Life | 2 Commentaires »

J’ai compris pourquoi je ne me masturbe plus trop : J’ai un vagin et je ne m’y habitue pas. C’est difficile d’être clitoridien après toutes ces années d’éjaculations.
Mon entourage exclusivement féminin raconte : Tu sais quoi, plus jeune, ma copine Anaïs, la première fois qu’elle a mis un tampon… A la fin de la journée elle s’est rendue compte qu’elle avait oublié de retirer l’applicateur… Elle ne savait même pas ce que c’était d’ailleurs… J’ai arrêté d’écouter ici.
Emphatique, j’ai ressenti la détresse de cette fille à l’instant où elle a compris. L’applicateur dans la main. Le tampon dans l’applicateur. La douleur, en bas.

Emphatique, j’ai senti la détresse de toutes les filles, seules dans la salle de bain. Face à leur tampon. Leur premier tampon. Obligatoire. La difficulté et la lose extrême de cette situation. L’auto motivation ridicule : Bon, faut y aller hein !. Putain que j’aimerais filmer cela. Les garçons, occidentaux et modernes, n’ont pas cela : Nous restons éternellement adolescent. Nous continuons de jouer à PES en mangeant des Kellogs, car jamais dans nos vies nous affrontons la puberté en face : Seul dans la salle de bain, un peu honteux, ce tampon entre nos doigts.

Certaines filles m’ont avoué avoir commencé à se masturber avec l’arrivée des tampons dans leur vie. Pour dédramatiser, je me caressais. La masturbation, les garçons la découvrent pour répondre à la question des potes Et toi, tu jutes ?. Dans le cours, en quatrième, où l’infirmière vient nous voir pour nous expliquer ces choses. A aucun moment, elle ne dédramatise. Au contraire, on en ressort gêné presque dégoûté… Mais avec les capotes donnés, on fait des bombes à eau. On dédramatise.

La semaine dernière, avec mes pré-ados, un kids de treize ans a trouvé une souris par terre, à la piscine, encore dans son emballage. Il est venu me demander à quoi ça servait, très sérieusement. J’ai confirmé son âge. Treize ans. Je ne me suis pas étonné. C’est pour les ragnagnas, j’ai répondu un peu gêné détaché. Les raquoi ? Les gamines ont rit avec un air supérieur, il s’est énervé : Les ranouaanouas ?. Elles ont rit encore. J’ai ajouté : Tu n’as pas encore vu la grosse infirmière dégueulasse te parler des ragnagnas et des MST, sans que tu puisses différencier si c’est les ragnagnas ou les MST le danger. Tu l’as pas eu la boulotte boutonneuse qui te met en garde de tous ce qui se rapprochent d’un pénis, d’une vulve, d’un clitoris ? Non, il m’a regardé hébété. Alors j’ai touché sa tête et j’ai dis : En vérité je te le dis, continue de jouer à PES, et ne te pose pas trop de questions… Mange des kellogs, sois poli avec Maman, préserve l’ambiguïté oedipienne. Cet emballage jaune & rose inquiétant ? Laisse cela aux filles, elles sauront l’utiliser. Surtout, couvre toi bien pour la bataille d’eau à venir.

Mesdemoiselles de mon entourage, rendez moi mon pénis.


  1. 1 Brice (13 novembre 2007 - 7:36) :

    1/ On joue à fifa cette année.
    2/ On dit "cet emballage".

  2. 2 Marc (13 novembre 2007 - 8:29) :

    Ouais.
    TU joues à Fifa.


et vous